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Texte relevé sur le site : http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?tag=Nord

LE LIVRE

       Capenoules ! de Francis Delabre

Années 60. Lille. Une bande de copains.
Le samedi soir, ils chantent dans les bistrots de vieilles chansons régionales revisitées. Une nuit, « pour rire », ils enregistrent un 45 tours. Le succès est immédiat. Sous le manteau.
Iconoclastes hilares, les Capenoules vont faire exploser à coups de canulars quelques carcans d’une société bien-pensante. Il faut dire que le répertoire n’est pas à mettre entre toutes les oreilles, et répéter que nous sommes en 1964… De retrouver, à l’époque, Jean Yanne nommé 1er Capenoule d’Honneur par cette fine équipe nous semble quasiment naturel.
Depuis, le verbe haut en couleur qui fit leur renommée est régulièrement repris par différentes scènes artistiques contemporaines. Il en va de même lors de maintes occasions de fêtes et d’engouements populaires. Autant de ralliements à un état d'esprit joyeusement frondeur qui se sera toujours réservé le droit de dire ce qui lui chante et cela pour notre plus grand bien à toutes et à tous. Avec la malice qui lui sied à ravir, l’auteur de Vis d’éternité, Francis Delabre, nous fait l’intimité de cette épopée tout en nous baladant au coeur de l’unique phénomène à la hauteur des Capenoules, la Braderie de Lille… Tronches de vie !



In a fondé ein' société : Les Capenoules
Texte relevé sur : http://www.lavoixdunord.fr/

« Je crois qu'ils ont pensé à moi parce que j'avais des rouflaquettes ! » ...   

À l'évidence, pas seulement. Si, il y a quelques années, Frédérique Delbarre, la fille à Raoul, a proposé à Francis Delabre d'écrire l'histoire des Capenoules, c'est aussi parce qu'elle se doutait que son écriture sentirait la bière, le genièvre et les frites, qu'on y entendrait ce gras accent du Nord qui écrase les « a », les « in » et les « ch » comme le pouce d'un marayeur de Malo écrabouillerait une mouche sur son étal. Dans sa jeunesse, Francis Delabre fréquentait les bistrots de Lille où Raoul de Godewarsvelde, Jean-Claude Darnal, Jack Defer, Marcel Celie ou Robert Lefebvre faisaient la fête. Dans les années soixante et soixante-dix, le jeune peintre aimait cet esprit du Nord, cette gouaille à l'accent ch'ti, ce goût qu'ils avaient de partager leurs histoires drôles et leurs chansons à boire. Puis Francis Delabre a un peu pris le large et s'est retiré près de Carcassonne. Jusqu'à ce que, donc, Frédérique Delbarre lui propose d'écrire l'histoire à la bande à son père. C'était il y a cinq ans. En cinq ans, Francis est allé rencontrer les survivants de l'épopée Capenoules, enregistré dix-huit heures de bandes son de témoignages. Et il s'est mis à écrire, sous la forme d'un roman, en créant deux personnages qui se rencontrent à la braderie de Lille. Le livre, édité par La Contre-Allée, dans sa nouvelle collection « La Sentinelle », est sorti lundi. Un délice. Mercredi, l'auteur dédicaçait son ouvrage chez Majuscule à Armentières. Et hier, il participait à l'inauguration, à Lille Moulins, de la place Raoul-de-Godewarsvelde, qui servait, entre autre, de lancement à sa résidence d'écriture à la Maison Folie de Moulins où se tiendra pendant plusieurs semaines une expo sur les Capenoules. •

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