lautrejournal1 article de l'autre journal.

J'ai pris des morceaux d'un article sur Bruno SULAK dans le FIGARO :

Bruno SULAK nait le 6 novembre 1955 à Sidi Bel-Abbès en Algérie où son père est militaire. Il est l'aîné de la famille qui compte quatre enfants. La famille quitte l'Algérie en août 1957 pour s'installer à Marseille.

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À moins de 30 ans, Bruno Sulak est déjà riche d'un beau curriculum vitae : plusieurs casses et des millions de francs en poche. On le surnomme l'«Arsène Lupin des bijouteries», «le champion de la cambriole». L'opinion publique aime le bandit, qui n'a pas de sang sur les mains. Il est élégant, charmeur, il aime le risque. Son allure sportive, son visage barré d'un sourire d'enfant heureux sont ses meilleurs atouts : il semble séduire tout le monde, même Dame la Chance.

Le voici en prison, d'abord à Bayonne puis à Gradignan. Avec la ferme intention de se faire la belle. En 1980, à Albi, il parvient à s'enfuir en sciant les barreaux de sa cellule. Aucune porte, aucun mur ne paraît en mesure de résister à son charme. De son côté, son ami Jovanovic tente le tout pour le tout. Il imagine de faire évader Sulak de la prison par hélicoptère en obligeant le pilote à se poser dans la cour. Le 11 février 1984, il se présente dans une société de location d'avions. Mais au lieu d'un employé qui lui remettrait les clés de l'hélicoptère qu'il a loué, c'est la police qui l'accueille. Une fusillade éclate et « le Yougo » est tué. Sur lui, les policiers trouvent un plan de la prison de Gradignan, des faux papiers. L'évasion de Sulak était programmée à la minute près. La baraka, jusqu'ici sa meilleure amie, paraît l'avoir plaqué.

À son procès, il prend neuf ans. En attendant le jugement de toutes les affaires qui devraient lui valoir un bail de longue durée derrière les barreaux, il purge sa peine à Fleury-Mérogis. Il lit des récits de Le Clézio, philosophe, raconte ses aventures dans L'Autre Journal, le magazine anar de Michel Butel. Il écrit : «Je n'ai jamais réussi à décoller de l'enfance, des contes des Mille et Une Nuits, rêves d'enfant, réincarnation de Villon, Cartouche.»

Dans la nuit du 17 au 18 mars 1985, Sulak sort de sa cellule. Tout se passe sans anicroche. Ou presque. Son évasion est découverte. Échappant à ses poursuivants, il saute du deuxième étage du bâtiment. Pour un légionnaire, un saut ordinaire. Mais ce jour-là, l'ancien chuteur fait une chute mortelle. Il expirera quelques jours après, des suites de ses blessures : poussé par quelqu'un ? Gêné dans sa chute ?  Le corps médical subit des pressions. Le cadavre est montré à la famille protégé par une vitre et recouvert d'un drap... Sulak est mort assassiné, lapidé de coups. 

 

Si vous voulez en savoir plus sur lui voila un livre (avec deux couvertures différentes) :

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