c'est avec peine que j'ai appris que le groupe MARCEL ET SON ORCHESTRE SE SEPARE.


Clap de fin pour Marcel et Son Orchestre !

ARTICLE DE LA VOIX DU NORD DE BOULOGNE SUR MER :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Boulogne_sur_Mer/actualite/Secteur_Boulogne_sur_Mer/2011/11/24/article_marcel-et-son-orchestre-se-separe-parce.shtml

Marcel et son orchestre se sépare, « parce qu'on n'a qu'une vie »

jeudi 24.11.2011, 05:08- PROPOS RECUEILLISPAR OLIVIER MERLIN

 Le chanteur Franck Vandecasteele veut aussi faire du théâtre. PHOTO GUY DROLLET Le chanteur Franck Vandecasteele veut aussi faire du théâtre. PHOTO GUY DROLLET

| LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ |

L'étoile rouge au revers de la veste, Franck Vandecasteele arrive tout sourire. Malgré l'annonce, à la fin de l'année prochaine, de la séparation des Boulonnais de Marcel et son orchestre. Parce que la « décon'» est dans l'ADN de cette bande de « frangins » que les années n'avaient pas encore réussi à éloigner.

Alors comme ça, les Marcel se séparent...

« Marcel, ça fait un peu plus de 20 ans et ce qui nous est arrivé est magnifique. C'est l'histoire de gamins de Boulogne qui se sont ensuite installés sur Lille et qui ont construit un groupe. C'est 100 fois au-dessus de ce que l'on pouvait espérer. Une nomination aux Victoires de la musique, deux fois la scène principale des Vieilles charrues, des Eurockéennes, quatre fois les Francofolies... Et je ne sais pas combien de tournées "sold out". Superbe ! Après, il faut beaucoup d'énergie pour tenir un groupe et savoir après quoi on court. »

Le temps a finalement eu raison de vous ?

« Nous sommes papas ! Il faut se poser la question des priorités. Pendant des années, on était 200 jours par an sur la route. On a passé plus de nuits à l'hôtel avec les Marcel qu'avec nos amoureuses. J'aime très fort mes frangins et je n'aimerais pas qu'on finisse par s'ennuyer ensemble. Et puis on n'a qu'une vie et peut-être d'autres choses à vivre. Avant que ça plonge, avant qu'on n'ait plus envie, avant qu'on s'engueule, avant qu'on se dise des choses pas sympas les uns sur les autres, et bien, éclatons-nous une dernière fois lors d'une super tournée et posons les sacs. »

Comment la décision a été prise ?

« A cause d'un constat. Nous sommes un groupe indépendant et on a vu l'espace réservé à ces groupes fondre en France. Tout est fait pour emmerder le monde, pour contrarier les organisateurs, avec une hausse de la TVA par exemple. On sent que l'indépendance a tendance à disparaître. Tu fais cinq dates complètes sur Paris, tu perds 10 000 E parce que tu ne veux pas faire une politique financière à 35 E le billet. J'ai plus l'espace pour faire du Marcel dans cette culture marchande qui me gonfle. Il faut passer plus de temps à faire savoir qu'à faire un album ! Communiquer, ça me saoule. »

Quel avenir pour Franck, le chanteur ?

« J'ai besoin d'être sur scène, c'est ma cour de récré. J'ai plein d'envies. Actuellement, je prépare une pièce, "Comme Zatopek", de Gérald Dumont. On a pu la travailler récemment au Rollmops. Je tourne aussi avec Lénine Renaud. Je reste aussi un militant dans l'âme (...) Je suis un rouge, j'assume. »

Comment s'appellera le dernier album ?

« Dans la joie jusqu'au cou, un album électrique. On offrira, en plus, un album acoustique où on revisitera les titres. Deux albums pour le prix d'un, fu... la crise. »

Comment s'annonce la tournée des adieux ?

« On s'était dit qu'on ferait 30-40 dates. Mais en annonçant que ce serait la dernière, ça réclame de partout. Je n'ai pas l'envie de partir deux ans sur la route (un silence). Ce sont mes frangins, je les aime vraiment mais je ne veux pas qu'on se fasse du mal sur la route... »