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Félix Faure, est né à Paris le 30 janvier 1841 et meurt le16 février 1899.  Ministre de la Marine de 1894 à 1895. Il est issu d'une simple famille rhodanienne de menuisiers et d'ébénistes.


Il est élu, le 17 janvier 1895, président de la république, suite à la démission de Casimir Perier.  Le mandat présidentiel de Félix Faure est marqué par l’affaire Dreeyfus. Félix Faure demeure hostile à une révision du procès.
Félix Faure est franc-maçon  et sa loge est « Aménité ». Il épouse, le 18 juillet 1865 Marie-Mathilde Berthe Belluot,  avec laquelle il aura deux filles.


Félix Faure, dont on a dit qu'il était plus célèbre par sa mort que par sa vie, mourut au palais de l’Elysée, à l'âge de 58 ans. Il est le seul président en fonction à être décédé dans le palais. En 1897, il rencontra son grand amour, à Chamonix, Marguerite Steinheil dite « Meg », épouse du peintre Adolphe Steinheil.

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Le 16 février 1899, Félix Faure téléphona à Marguerite et lui demanda de passer le voir en fin d'après-midi. Quelques instants après son arrivée, les domestiques se précipitèrent pour répondre à des coups de sonnette, et découvrirent le président râlant, allongé sur un divan, tandis que sa maitresse réajustait ses vêtements en désordre. Félix Faure mourut quelques heures plus tard d'une congestion cérébrale. La nouvelle que le président était mort dans les bras de sa maîtresse se répandit rapidement. Si certains journaux affirmèrent, tel le Journal du Peuple du 18 février, qu'il était mort d'avoir « trop sacrifié à Vénus », c'est-à-dire d'avoir abusé de ses forces durant une relation sexuelle, d'autres, tel La Presse du 22 février, se demandèrent s'il n'avait pas été victime des dangers inhérents à sa haute fonction, il est bien mort de mort naturelle. Ce journal évoquait l'hostilité à son égard provoquée par son attitude dans l’affaire Dreyfus.  Certains affirmaient affirmait qu'un cachet empoisonné avait été placé par des  Dreyfusards  parmi ceux que prenait le président.


Les circonstances croustillantes du décès prirent rapidement le pas sur la tragédie d'une mort subite. On rapporta que l'abbé qui fut demandé à son chevet par son entourage pour lui administrer les derniers sacrements, demandant à son arrivée : « Le président a-t-il toujours sa connaissance ? » se serait entendu répondre : « Non, elle est sortie par l'escalier de service ! » La rumeur populaire colporta que c'était une fellation prodiguée par sa maîtresse qui avait provoqué un orgasme fatal, ce qui valut à Marguerite Steinheil le surnom de « la pompe funèbre ». Les chansonniers de l'époque affirmèrent : « Il voulait être César, il ne fut que Pompée», allusion au goût du président pour le faste et à la fellation qui provoqua prétendument sa mort. Cette phrase a été attribuée également à Georges Clémenceau, qui ne l'aimait guère. Ce dernier aurait déclaré à cette occasion : « En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui. » et « Ça ne fait pas un Français en moins, mais une place à prendre. ».

1150871 31 mai 1908. Dans un immeuble du XVe arrondissement de Paris, un domestique découvre les corps sans vie du peintre Adolphe Steinheil et de sa belle-mère, Emilie Japy.