dimanche 10 février 2013
ENQUETE DANS LE BROUILLARD
Un livre d'Elizabeth GEORGE : Le sergent Barbara Havers est résolument laide et revêche et bien décidée à le rester. Elle adore son travail mais l'idée de faire équipe avec l'inspecteur Lynley, un ancien d'Eton, lui est insupportable. Un aristocrate qui prétend travailler à Scotland Yard pour se rendre utile à la société, au lieu de vivre sur ses terres. Un homme pourri de charme et avec qui aucune femme n'est en sécurité.Mais les querelles de ce couple inattendu cessent vite devant l'atrocité d'un crime qu'ils sont... [Lire la suite]jeudi 10 janvier 2013
LEGITIME SOUPCON
Betsy et son mari, couple de retraités, mènent une existence solitaire et tranquille jusqu'au jour où emménagent leurs nouveaux voisins, les LIMPLEY. Lui est un homme envahissant, enthousiaste, bavard et expansif, au grand coeur, qui attire immédiatement la sympathie. Elle est effacée. Cette vitalité se révèle pourtant vite épuisante, y compris pour sa propre femme. Quand un jour Betsy leur offre un chien PONTO.
Stefan Zweig est né le 25 novembre 1881 à Vienne dans une famille juive. À l’exemple de ses parents, ils ne... [Lire la suite]samedi 1 décembre 2012
LA MAISON DANS LA DUNE DE MAXENCE VAN DER MEERSCH
I
Sylvain allait de maison en maison proposer du tabac belge.
Il avait, pour sonner aux portes et faire ses offres à ses clients, une façon à lui, la façon des fraudeurs, qui ne savent jamais s’ils vont voir devant eux un ami ou un ennemi. Il appuyait sa bicyclette contre le mur, allait tirer la sonnette, et revenait à son vélo. Il l’enfourchait, posait le pied sur la pédale, se tenait prêt à démarrer. La porte s’ouvrait.
« Pas de tabac ? soufflait Sylvain.
– Pas cette semaine. »
La porte se... [Lire la suite]mardi 20 novembre 2012
JANE EYRE
CHAPITRE XXXVIII.
conclusion.
J’ai enfin épousé M. Rochester. Notre mariage se fit sans bruit ; lui, moi, le ministre et le clerc, étions seuls présents. Quand nous revînmes de l’église, j’entrai dans la cuisine, où Marie préparait le dîner, tandis que John nettoyait les couteaux.
« Marie, dis-je, j’ai été mariée ce matin à M. Rochester. »
La femme de charge et son mari appartenaient à cette classe de gens discrets et réservés auxquels on peut toujours communiquer une nouvelle importante sans... [Lire la suite]samedi 10 novembre 2012
JANE EYRE
CHAPITRE XXXVII.
Le manoir de Ferndean était une vieille construction de taille moyenne, sans prétentions architecturales, et située au milieu des bois. J’en avais déjà entendu parler. M. Rochester le nommait souvent, et il y allait quelquefois. Son père avait acheté cette propriété à cause de ses belles chasses ; il l’aurait louée s’il avait pu trouver des fermiers ; mais personne n’en voulait, parce qu’elle était dans un lieu malsain. Ferndean n’était donc ni habité ni meublé, à l’exception de deux ou trois... [Lire la suite]lundi 5 novembre 2012
JANE EYRE
CHAPITRE XXXVI.
Le jour arriva enfin. Je me levai à l’aurore. Pendant une heure ou deux je m’occupai à ranger mes tiroirs, ma garde-robe et tout ce que contenait ma chambre, afin de les laisser dans l’état qu’exigeait une courte absence. Pendant ce temps, j’entendis Saint-John quitter sa chambre. Il s’arrêta devant la mienne. Je craignais qu’il ne frappât ; mais non : il se contenta de glisser une feuille de papier sous ma porte. Je la pris et je lus ces mots :
« Vous m’avez quitté trop subitement... [Lire la suite]mardi 30 octobre 2012
JANE EYRE
CHAPITRE XXXV.
Il ne partit pas pour Cambridge le jour suivant, ainsi qu’il l’avait dit ; il resta une semaine entière, et, pendant ce temps, il me fit sentir quelle dure punition pouvait infliger un homme bon mais sévère, consciencieux mais implacable quand on l’avait offensé. Sans un seul acte d’hostilité ouverte, sans un seul mot de reproche, il s’efforça de me montrer qu’il me blâmait.
Non pas que Saint-John nourrît dans son esprit une haine antichrétienne ; non pas qu’il eût voulu nuire à un seul cheveu de... [Lire la suite]samedi 20 octobre 2012
JANE EYRE
CHAPITRE XXXIII.
Quand M. Saint-John partit, la neige commençait à tomber, la tempête continua toute la nuit. Le jour suivant, un vent aigu amena des tourbillons de neige froids et épais ; vers le soir, la vallée était presque impraticable. J’avais fermé mes persiennes et mis une natte devant la porte pour empêcher la neige d’entrer par-dessous. J’avais arrangé mon feu, et, après être restée une heure assise sur le foyer pour écouter la tempête, j’allumai une chandelle, je pris Marmion, et je me mis à lire la... [Lire la suite]lundi 15 octobre 2012
JANE EYRE
CHAPITRE XXXII.
Je continuai à m’occuper de mon école avec autant d’activité et de zèle que possible. Dans le commencement, ce fut une tâche rude ; malgré tous mes efforts, il me fallut quelque temps avant de pouvoir comprendre la nature de mes écolières. En les voyant si incultes et si engourdies, je croyais qu’il n’y avait plus rien à espérer, pas plus chez les unes que chez les autres ; mais bientôt je vis que je m’étais trompée : il y avait des différences entre elles, comme entre les enfants bien... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2012
JANE EYRE
CHAPITRE XXX.
Plus je connus les habitants de Moor-House, plus je les aimai. Au bout de peu de temps, je fus assez bien pour rester levée toute la journée et me promener quelquefois ; je pouvais prendre part aux occupations de Diana et de Marie, causer avec elles autant qu’elles le désiraient, et les aider quand elles me le permettaient. Il y avait pour moi dans ce genre de relations une grande jouissance que je goûtais pour la première fois, jouissance provenant d’une parfaite similitude dans les goûts, les... [Lire la suite]

