vendredi 31 octobre 2014

LES METAMORPHOSES DU VAMPIRE

 La femme cependant, de sa bouche de fraise,En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc :" Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la scienceDe perdre au fond d'un lit l'antique conscience.Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,Et fais rire les vieux du rire des enfants.Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,La lune, le soleil, le ciel et les étoiles !Je suis, mon cher savant, si docte aux Voluptés,Lorsque... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 07:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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dimanche 4 août 2013

L'HOMME ET LA MER

Homme libre, toujours tu chériras la mer !La mer est ton miroir ; tu contemples ton âmeDans le déroulement infini de sa lame,Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.Tu te plais à plonger au sein de ton image ;Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur Se distrait quelquefois de sa propre rumeurAu bruit de cette plainte indomptable et sauvage.Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 06:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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mardi 27 janvier 2009

N'IMPORTE OU HORS DU MONDE

Un texte de Charles BAUDELAIRE, que j'aime beaucoup, dans le spleen de Paris :     Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit.  Celui-ci   voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre.     Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.     «Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d'aller... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 00:16 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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