mardi 20 novembre 2012

JANE EYRE

CHAPITRE XXXVIII.   conclusion.   J’ai enfin épousé M. Rochester. Notre mariage se fit sans bruit ; lui, moi, le ministre et le clerc, étions seuls présents. Quand nous revînmes de l’église, j’entrai dans la cuisine, où Marie préparait le dîner, tandis que John nettoyait les couteaux. « Marie, dis-je, j’ai été mariée ce matin à M. Rochester. » La femme de charge et son mari appartenaient à cette classe de gens discrets et réservés auxquels on peut toujours communiquer une nouvelle importante sans... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 07:55 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 15 novembre 2012

JANE EYRE

  CHAPITRE XXXVIII.   conclusion.   J’ai enfin épousé M. Rochester. Notre mariage se fit sans bruit ; lui, moi, le ministre et le clerc, étions seuls présents. Quand nous revînmes de l’église, j’entrai dans la cuisine, où Marie préparait le dîner, tandis que John nettoyait les couteaux. « Marie, dis-je, j’ai été mariée ce matin à M. Rochester. » La femme de charge et son mari appartenaient à cette classe de gens discrets et réservés auxquels on peut toujours communiquer une nouvelle importante... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 07:45 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
samedi 10 novembre 2012

JANE EYRE

CHAPITRE XXXVII.   Le manoir de Ferndean était une vieille construction de taille moyenne, sans prétentions architecturales, et située au milieu des bois. J’en avais déjà entendu parler. M. Rochester le nommait souvent, et il y allait quelquefois. Son père avait acheté cette propriété à cause de ses belles chasses ; il l’aurait louée s’il avait pu trouver des fermiers ; mais personne n’en voulait, parce qu’elle était dans un lieu malsain. Ferndean n’était donc ni habité ni meublé, à l’exception de deux ou trois... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 07:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 5 novembre 2012

JANE EYRE

CHAPITRE XXXVI.   Le jour arriva enfin. Je me levai à l’aurore. Pendant une heure ou deux je m’occupai à ranger mes tiroirs, ma garde-robe et tout ce que contenait ma chambre, afin de les laisser dans l’état qu’exigeait une courte absence. Pendant ce temps, j’entendis Saint-John quitter sa chambre. Il s’arrêta devant la mienne. Je craignais qu’il ne frappât ; mais non : il se contenta de glisser une feuille de papier sous ma porte. Je la pris et je lus ces mots : « Vous m’avez quitté trop subitement... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 07:38 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 30 octobre 2012

JANE EYRE

CHAPITRE XXXV.   Il ne partit pas pour Cambridge le jour suivant, ainsi qu’il l’avait dit ; il resta une semaine entière, et, pendant ce temps, il me fit sentir quelle dure punition pouvait infliger un homme bon mais sévère, consciencieux mais implacable quand on l’avait offensé. Sans un seul acte d’hostilité ouverte, sans un seul mot de reproche, il s’efforça de me montrer qu’il me blâmait. Non pas que Saint-John nourrît dans son esprit une haine antichrétienne ; non pas qu’il eût voulu nuire à un seul cheveu de... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 07:34 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 25 octobre 2012

JANE EYRE

CHAPITRE XXXIV.   Quand tout fut achevé, on approchait de Noël ; c’était le moment des vacances ; je fermai l’école de Morton, après avoir pris mes mesures pour que la séparation ne fût pas stérile, du moins de mon côté. La bonne fortune ouvre la main aussi bien que le cœur ; donner un peu quand on a beaucoup reçu, c’est simplement ouvrir un passage à l’ébullition inaccoutumée des sensations. Depuis longtemps je m’étais aperçue avec joie que beaucoup de mes écolières m’aimaient, et, quand nous nous séparâmes,... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 07:31 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 20 octobre 2012

JANE EYRE

  CHAPITRE XXXIII.   Quand M. Saint-John partit, la neige commençait à tomber, la tempête continua toute la nuit. Le jour suivant, un vent aigu amena des tourbillons de neige froids et épais ; vers le soir, la vallée était presque impraticable. J’avais fermé mes persiennes et mis une natte devant la porte pour empêcher la neige d’entrer par-dessous. J’avais arrangé mon feu, et, après être restée une heure assise sur le foyer pour écouter la tempête, j’allumai une chandelle, je pris Marmion, et je me mis à lire la... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 06:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 15 octobre 2012

JANE EYRE

CHAPITRE XXXII.   Je continuai à m’occuper de mon école avec autant d’activité et de zèle que possible. Dans le commencement, ce fut une tâche rude ; malgré tous mes efforts, il me fallut quelque temps avant de pouvoir comprendre la nature de mes écolières. En les voyant si incultes et si engourdies, je croyais qu’il n’y avait plus rien à espérer, pas plus chez les unes que chez les autres ; mais bientôt je vis que je m’étais trompée : il y avait des différences entre elles, comme entre les enfants bien... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 07:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,
mercredi 10 octobre 2012

JANE EYRE

CHAPITRE XXX.   Plus je connus les habitants de Moor-House, plus je les aimai. Au bout de peu de temps, je fus assez bien pour rester levée toute la journée et me promener quelquefois ; je pouvais prendre part aux occupations de Diana et de Marie, causer avec elles autant qu’elles le désiraient, et les aider quand elles me le permettaient. Il y avait pour moi dans ce genre de relations une grande jouissance que je goûtais pour la première fois, jouissance provenant d’une parfaite similitude dans les goûts, les... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 06:55 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 5 octobre 2012

JANE EYRE

CHAPITRE XXIX.   Je ne me rappelle que très confusément les trois jours et les trois nuits qui suivirent mon arrivée dans cette maison ; je pensais peu ; je ne faisais rien. Je sais que j’étais dans une petite chambre et dans un lit étroit. Il me semblait que j’étais attachée à ce lit, car j’y restais aussi immobile qu’une pierre, et m’en arracher eut presque été me tuer. Je ne faisais point attention au temps ; je ne m’apercevais pas de l’arrivée du soir ou du matin. Je voyais quand quelqu’un entrait dans la... [Lire la suite]
Posté par Kalinka à 06:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,