29 novembre 2009
MADAME WALEWSKA
Un gâteau polonais savoureux, surement réalisé en l'honneur du grand amour polonais de Napoléon, dont un fils est né, Marie WALEWSKA.
Składniki na kruche
ciasto:
- 500 g mąki pszennej (3 szklanki
minus 1 łyżka)
- 1,5 łyżeczki proszku do pieczenia
- pół szklanki cukru pudru
- 200 g masła lub margaryny
- 6 żółtek
Wszystkie składniki
wyrobić. Powstałe ciasto zagnieść w kulę i podzielić na pół.
Składniki na bezę:
- 6 białek
- 1,5 szklanki drobnego cukru lub
cukru pudru
- 1 łyżka mąki ziemniaczanej
Białka ubić na
sztywną pianę. Następnie dodawać stopniowo (to bardzo ważne) i małymi partiami
cukier. Na koniec dodać mąkę ziemniaczaną, delikatnie wymieszać.
Ponadto:
- 1 słoiczek dżemu z czarnej
porzeczki (450 g)
- 120 g płatków migdałowych
Formę o wymiarach 25 x 33 cm wyłożyć papierem do pieczenia. Jedną część
ciasta wyłożyć na spód, rozwałkować i wyrównać. Na nim posmarować połowę dżemu
z czarnej porzeczki. Następnie wyłożyć połowę masy bezowej. Na masę bezową
wysypać połowę płatków migdałowych. Piec w temperaturze 175ºC przez około 40
minut. Identycznie postąpić z drugą częścią ciasta. Można obydwa placki piec
razem w piekarniku (w termoobiegu) lub jeden po drugim (jeśli nie mamy dwóch
takich samych form); wtedy najlepiej drugą drugą bezę przygotować bezpośrednio
przed pieczeniem. Placki
ostudzić.
Masa kremowa:
- 2 szklanki mleka (500 ml)
- 3 łyżki mąki pszennej
- 2 łyżki mąki ziemniaczanej
- 2 żółtka
- 3 łyżki cukru
- 16 g cukru migdałowego*
- 200 g masła
- kilka kropel aromatu migdałowego**
Jedną szklankę mleka
zagotować z cukrami. Drugą zmiksować z żółtkami i mąką (jak na budyń), dodać do
gotującego się mleka, zagotować. Ostudzić, przykrywając folią spożywczą.
Miękkie masło utrzeć
na puch (można mikserem), stopniowo dodawać ostudzony budyń, cały czas
ucierając (miksując). Dodać aromat migdałowy i zmiksować.
Gotowe, ostudzone
placki przełożyć masą kremową. Schłodzić przez minimum 3 godziny w lodówce.
Smacznego :)
* można kupić w
sklepach, w takich opakowaniach jak cukier wanilinowy (lub zastąpić cukrem
wanilinowym lub pominąć i dodać tylko aromat migdałowy)
** można dodać
również z 2 łyżki Amaretto, jeśli akurat macie w domu
Ingrédients
pâte : 500 g de farine
1,5 c à c de levure
chimique
125 g de sucre
200 g de beurre
6 jaunes d'œufs
Ingrédients pâte brune : 6 blancs d’œufs
375 g sucre glace
1
c à s de fécule de pommes de terre.
Ingrédients garniture: 450 g de
confiture de cassis
120 g d'amandes effilées.
Ingrédients
crème de garniture: 50 cl de lait
3 c à s de farine
2 c à s de fécule de
pomme de terre
2 jaunes d'œufs
3 c à s de sucre
16 g de sucre vanillé
200 g de beurre
quelques gouttes d'arôme d'amande.
Pétrir
tous les ingrédients pour former une pâte et la diviser en deux.
Monter
les blancs d’œufs en neige avec le sucre, puis la fécule.
Chemiser une plaque rectangulaire de
25 x 33 cm de papier sulfurisé. Mettre la moitié de la pâte au fond. Étaler la
moitié de la confiture de cassis. Couvrir de la moitié de la pâte brune. Parsemer
d’un tiers des amandes effilées.
Cuire
au four à th 175º pendant environ 40 minutes.
Faire la même opération avec les restes de pâte, de pâte b
rune et de confiture et d’amandes.
Je fais exactement la même chose avec la deuxième partie de la pâte. Laisser
refroidir les gâteaux.
Faire bouillir la moitié du lait avec
le sucre et le sucre vanillé. Mélanger les jaunes d'oeufs et la fécule, ajouter
le lait bouillant et faire épaissir. Laisser refroidir. Battre le beurre en
pommade, ajouter graduellement la crème refroidie. Ajouter l’arôme d'amande et
mélanger. Laisser refroidir pendant au moins 3 heures au réfrigérateur.
Dans le plat de service mettre le premier gâteau, garnir de crème, couvrir du second gâteau. Garnir de crème et parsemer du reste d’amandes effilées.
28 novembre 2009
FOUR A PAIN BANAL
27 novembre 2009
UNE VIE SIMONE VEIL
SIMONE VEIL, la femme que j'admire le plus au monde, pour son combat pour faire accepter le droit à l'avortement. Je me souviens, même si je n'avais que 14 ans comment elle s'est démenée dans l'hémicycle de l'assemblée nationale. Elle s'est faite insultée, elle a terminée son discours, épuisée et en larmes. J'aimerai la rencontrer et lui dire MADAME JE VOUS AIME POUR TOUT CE QUE VOUS AVEZ SUBI DANS VOTRE VIE, POUR CE QUE VOUS NOUS AVEZ APPORTE ET POUR CE QUE VOUS ÊTES.
A 80 ans, elle se raconte. Son destin, ses combats: L'Express retrace ce parcours exceptionnel en publiant des extraits exclusifs de ses Mémoires.
J'ai pris cet article sur ce blog : http://www.lexpress.fr/culture/livre/simone-veil-ma-vie_822398.html
Une vie. Le titre que Simone Veil a emprunté à Maupassant pour ses Mémoires est inexact: «sa» vie n'en est pas simplement «une», tant elle est exceptionnelle. Par le tragique, d'abord, avec la déportation qui détruit sa famille; c'est en rescapée que Simone Veil a traversé le reste de l'existence. Dans le politique, ensuite, qui la voit occuper en France et en Europe de hautes fonctions, toujours liées à ses engagements les plus profonds. Enfin, son parcours est rare par sa grande valeur éthique et philosophique: presque jamais Mme Veil n'a transigé, pour des raisons électorales ou partisanes, avec ses convictions - elle confie, dans Une vie,quelques regrets. Plus que d'autres, elle est donc fondée à juger sévèrement certains acteurs politiques, et ne s'en prive pas.
Alors qu'elle vient de franchir le cap des «quatre fois vingt ans», Simone Veil a encore voulu témoigner des épreuves surmontées et des victoires remportées. Au nom de ceux qui ont disparu: «A nos côtés, tous ces morts qui nous furent si chers, connus ou inconnus, se tiennent en silence. Je sais que nous n'en aurons jamais fini avec eux.» Mais, surtout, pour les vivants, parce que l'oubli serait une indécence à l'égard des principes et un affaiblissement face aux défis de l'avenir.
Les grands combats de Simone Veil ont été ceux de L'Express. Pour la liberté des femmes, notamment en légalisant l'avortement; pour la construction européenne; pour la transmission aux générations futures de l'impérative mémoire de la Shoah. En publiant des extraits d'Une vie, nous voulons aussi rappeler que ces enjeux ne sont pas obsolètes. La lutte nous attend, pour laquelle Simone Veil s'adresse non seulement à notre intelligence, mais aussi, de page en page, à notre conscience.
L'enfance (1927-1944)
[La famille Jacob vit d'abord à Paris puis à Nice.]
Les années 1920 furent pour eux [NDLR: ses parents] celles du bonheur. Ils s'étaient mariés en 1922. Mon père, André Jacob, avait alors trente-deux ans et Maman, Yvonne Steinmetz, onze de moins. A l'époque, l'éclat du jeune couple ne passe pas inaperçu. André porte l'élégance sobre et discrète à laquelle il tient, tout comme il est attaché à la créativité de son métier d'architecte, durement secoué par quatre années de captivité, peu de temps après son grand prix de Rome. D'Yvonne irradie une beauté rayonnante qui évoque pour beaucoup celle de la star de l'époque, Greta Garbo. Un an plus tard naît une première fille, Madeleine, surnommée Milou. Une nouvelle année s'écoule et Denise voit le jour, puis Jean en 1925, et moi en 1927. En moins de cinq ans, la famille Jacob s'est donc élargie de deux à six membres. (...)
Papa veillait au grain. Il m'installait toujours à sa droite à table, au motif qu'il fallait me surveiller. Il estimait que trop souvent je n'en faisais qu'à ma tête, que je me tenais mal, qu'il fallait parfaire mon éducation et que lui seul pouvait compenser le laxisme maternel. Et puis, très vite, il n'a pas apprécié mon esprit contestataire. Toute surprise qu'il ne se rende pas compte du caractère exceptionnel de Maman, je ne me privais pas de dire que je considérais beaucoup de ses décisions et interdits comme autant de brimades qu'il lui infligeait.
Pourtant, je n'avais pas l'impression de me conduire d'une manière bien originale. Je n'aimais rien plus que rester à la maison avec Maman. J'avais l'impression que je vivais mon plus grand bonheur en symbiose avec elle. Je me tenais contre elle, je lui donnais la main, je me blottissais sur ses genoux, je ne la lâchais pas. J'aurais volontiers vécu un amour exclusif avec elle. (...)
Lorsque je repense à ces années heureuses de l'avant-guerre, j'éprouve une profonde nostalgie. Ce bonheur est difficile à restituer en mots, parce qu'il était fait d'ambiances calmes, de petits riens, de confidences entre nous, d'éclats de rire partagés, de moments à tout jamais perdus. C'est le parfum envolé de l'enfance, d'autant plus douloureux à évoquer que la suite fut terrible.
La déportation (1944)
[Dans les premières années de la guerre, la région de Nice est épargnée
par les rafles. Mais, au printemps 1944, alors que la situation s'est
brutalement détériorée, cinq membres de la famille Jacob sont arrêtés à
Nice. Simone, sa mère et sa soeur Madeleine (alias Milou) sont
transférées à Drancy puis à Auschwitz. Le père, André, et son fils,
Jean, sont déportés en Lituanie. Denise, la troisième fille des Jacob,
est entrée dans la Résistance. Elle sera par la suite arrêtée et
déportée.]
Quel fut le sort de mon père et de mon frère? Nous ne l'avons jamais su. Aucun des survivants ne connaissait Papa et Jean. Par la suite, les recherches menées par une association d'anciens déportés n'ont rien donné. De sorte que nous n'avons jamais su ce qu'étaient devenus notre père et notre frère. Aujourd'hui, je garde intact le souvenir des derniers regards et des ultimes mots échangés avec Jean. Je repense à nos efforts, à toutes les trois, pour le convaincre de ne pas nous suivre, et une épouvantable tristesse m'étreint de savoir que nos arguments, loin de le sauver, l'ont peut-être envoyé à la mort. Jean avait alors dix-huit ans.(...)
[Dans la soirée du 15 avril 1944, Simone, Milou et leur mère arrivent au camp d'Auschwitz-Birkenau.]
Nous avons marché avec les autres femmes, celles de la «bonne file», jusqu'à un bâtiment éloigné, en béton, muni d'une seule fenêtre, où nous attendaient les «kapos»; des brutes, même si c'étaient des déportées comme nous, et pas des SS. (...) Nous avons tout donné, bijoux, montres, alliances. Avec nous se trouvait une amie de Nice arrêtée le même jour que moi. Elle conservait sur elle un petit flacon de parfum de Lanvin. Elle m'a dit: «On va nous le prendre. Mais moi je ne veux pas le donner, mon parfum.» Alors, à trois ou quatre filles, nous nous sommes aspergées de parfum; notre dernier geste d'adolescentes coquettes. (...)
A notre arrivée, il fallait à tout prix nous désinfecter. Nous nous sommes donc déshabillées avant de passer sous des jets de douche alternativement froids et chauds, puis, toujours nues, on nous a placées dans une vaste pièce munie de gradins, pour ce qui, en effet, était une sorte de sauna. La séance parut ne devoir jamais finir. Les mères qui se trouvaient là devaient subir pour la première fois le regard de leurs filles sur leur nudité. C'était très pénible. Quant au voyeurisme des kapos, il n'était pas supportable. Elles s'approchaient de nous et nous tâtaient comme de la viande à l'étal. On aurait dit qu'elles nous jaugeaient comme des esclaves. Je sentais leurs regards sur moi. J'étais jeune, brune, en bonne santé; de la viande fraîche, en somme. Une fille de seize ans et demi, arrivant du soleil, tout cela émoustillait les kapos et suscitait leurs commentaires. Depuis, je ne supporte plus une certaine promiscuité physique. (...)
Vaille que vaille, nous nous faisions à l'effroyable ambiance qui régnait dans le camp, la pestilence des corps brûlés, la fumée qui obscurcissait le ciel en permanence, la boue partout, l'humidité pénétrante des marais. (...) Pour nous, les filles de Birkenau, ce fut peut-être l'arrivée des Hongrois qui donna la véritable mesure du cauchemar dans lequel nous étions plongées. L'industrie du massacre atteignit alors des sommets: plus de quatre cent mille personnes furent exterminées en moins de trois mois. (...) Je voyais ces centaines de malheureux descendre du train, aussi démunis et hagards que nous, quelques semaines plus tôt. La plupart étaient directement envoyés à la chambre à gaz. (...)
Un matin, alors que nous sortions du camp pour aller au travail, la chef du camp, Stenia, ancienne prostituée, terriblement dure avec les autres déportées, m'a sortie du rang: «Tu es vraiment trop jolie pour mourir ici. Je vais faire quelque chose pour toi, en t'envoyant ailleurs.» Je lui ai répondu: «Oui, mais j'ai une mère et une soeur. Je ne peux pas accepter d'aller ailleurs si elles ne viennent pas avec moi.» A ma grande surprise, elle a acquiescé: «D'accord, elles viendront avec toi.» Tous les gens auxquels j'ai par la suite raconté cet épisode sont restés stupéfaits. Il s'est pourtant déroulé ainsi. Fait incroyable, cette femme, que je n'ai par la suite croisée que deux ou trois fois dans le camp, ne m'a jamais rien demandé en échange. Tout s'est donc passé comme si ma jeunesse et le désir de vivre qui m'habitaient m'avaient protégée. (...)
Les SS nous ont entassées sur des plates-formes de wagons plats, et nous avons été dirigées d'abord sur Maut-hausen, où le camp n'a pas pu nous accueillir, faute de place. Nous sommes alors reparties pour huit jours de train, en plein vent, sans rien à boire ni à manger. Nous tendions les rares gamelles que nous avions pu emporter afin de récupérer la neige et la boire. Lorsque notre convoi a traversé les faubourgs de Prague, les habitants, frappés par le spectacle de cet entassement de morts-vivants, nous ont jeté du pain depuis leurs fenêtres. Nous tendions les mains pour attraper ce que nous pouvions. La plupart des morceaux tombaient par terre. (...)
Maman était déjà très affaiblie par la détention, le travail pénible, le voyage épuisant à travers la Pologne, la Tchécoslovaquie et l'Allemagne. Elle n'a pas tardé à attraper le typhus. Elle s'est battue avec le courage et l'abnégation dont elle était capable. Elle conservait la même lucidité sur les choses, le même jugement sur les êtres, la même stupeur face à ce que des hommes étaient capables de faire endurer à d'autres hommes. En dépit de l'attention que Milou et moi lui prêtions, malgré le peu de nourriture que je parvenais à voler pour la soutenir, son état s'est rapidement détérioré. (...) Elle est morte le 15 mars, alors que je travaillais à la cuisine. (...) Aujourd'hui encore, plus de soixante ans après, je me rends compte que je n'ai jamais pu me résigner à sa disparition. D'une certaine façon, je ne l'ai pas acceptée. Chaque jour, Maman se tient près de moi, et je sais que ce que j'ai pu accomplir dans ma vie l'a été grâce à elle.
Le retour en France (1945)
[23 mai 1945. De retour à Paris avec Milou, Simone Jacob retrouve
bientôt son autre soeur, Denise, rescapée du camp de Ravensbrück. Une
nouvelle vie commence.]
Dès le retour des camps, nous avons ainsi entendu des propos plus déplaisants encore qu'incongrus, des jugements à l'emporte-pièce, des analyses géopolitiques aussi péremptoires que creuses. Mais il n'y a pas que de tels propos que nous aurions voulu ne jamais entendre. Nous nous serions dispensés de certains regards fuyants qui nous rendaient transparents. Et puis, combien de fois ai-je entendu des gens s'étonner: «Comment, ils sont revenus? Ça prouve bien que ce n'était pas si terrible que ça.» Quelques années plus tard, en 1950 ou 1951, lors d'une réception dans une ambassade, un fonctionnaire français de haut niveau, je dois le dire, pointant du doigt mon avant-bras et mon numéro de déportée, m'a demandé avec le sourire si c'était mon numéro de vestiaire! Après cela, pendant des années, j'ai privilégié les manches longues. (...)
Le départ de De Gaulle en janvier 1946 ne m'était pas apparu comme une catastrophe nationale. Il avait tellement voulu jouer la réconciliation entre les Français qu'à mes yeux les comptes de l'Occupation n'étaient pas soldés. Au procès de Laval, comme à celui de Pétain, il n'y avait pas eu un mot sur la déportation. La question juive était complètement occultée. Du haut au bas de l'Etat, on constatait donc la même attitude: personne ne se sentait concerné par ce que les juifs avaient subi.
La magistrature (1954)
[En 1946, Simone Jacob a épousé Antoine Veil, un futur énarque. Ils ont
eu trois fils, Jean, Nicolas et Pierre-François. Quelques années plus
tard, la jeune femme intègre la magistrature. Elle travaille notamment
dans l'administration pénitentiaire.]
En mai 1954, j'ai enfin pu m'inscrire au parquet général comme attachée stagiaire, à l'issue d'une nouvelle discussion émaillée d'arguments qui se voulaient dissuasifs. Le secrétaire général du parquet de Paris et son adjoint, qui m'ont reçue, n'en revenaient pas: «Mais vous êtes mariée! Vous avez trois enfants, dont un nourrisson! En plus votre mari va sortir de l'ENA! Pourquoi voulez-vous travailler?» Je leur ai expliqué que cela ne regardait que moi. (...) Devant ma résolution inébranlable, ils ont fini par accepter ma candidature. (...)
De la grisaille générale de la noria des gouvernements émerge pourtant la courte période du cabinet Mendès France, qui m'a passionnée. J'avais beaucoup plus de sympathie pour ce personnage hors du commun que mon mari, très lié au milieu MRP. Pour ma part, je me situais plus à gauche; j'ai d'ailleurs voté socialiste à plusieurs reprises, en fonction des programmes et des personnes. Malgré ces divergences, Antoine et moi nous retrouvions dans l'intérêt que nous portions à l'actualité. Comme beaucoup de non-gaullistes, nous observions le bouillonnement d'idées que symbolisaient entre autres la création de L'Express et l'espérance de voir émerger une troisième force (...).
Au gouvernement (1974)
[En 1974, Valéry Giscard d'Estaing est élu président de la République.
Nommé Premier ministre, Jacques Chirac confie le ministère de la Santé
à Simone Veil.]
La personnalité du nouveau président s'imposait. Il était aussi impressionnant par sa rapidité d'esprit et sa capacité de travail que par sa prestance personnelle et la haute idée qu'il se faisait de sa fonction. Aussi les nouveaux ministres, moi-même et les autres, marchions-nous sur des oeufs. Lors des conseils, si l'un d'entre nous se mettait à bredouiller, ou s'emmêlait dans ses notes, il n'était pas rare de voir le président froncer les sourcils. Jacques Chirac venait alors à la rescousse du néophyte avec aménité: «Monsieur le Président, je tiens à dire que M. Untel ou Mme Unetelle a très bien travaillé sur ce dossier et a fait tout ce qu'il fallait faire.»
La loi sur l'IVG (1975)
[Peu de temps après son arrivée au gouvernement, Simone Veil s'attelle
à un sujet qui fait débat depuis des années: l'avortement. Une loi sur
l'interruption volontaire de grossesse est à l'étude.]
Ma tâche me paraissait d'autant plus lourde que la profession médicale, dans l'ensemble, m'acceptait avec réticence. Il ne sert à rien de travestir les faits: face à un milieu au conservatisme très marqué, je présentais le triple défaut d'être une femme, d'être favorable à la légalisation de l'avortement et, enfin, d'être juive. Je me rappelle ma première rencontre avec le groupe de médecins conseillers que Robert Boulin avait constitué quelques années plus tôt. L'accueil qu'ils me réservèrent fut glacial. Je crois bien que, s'ils avaient pu m'assassiner, ils l'auraient fait. (...)
J'ai rencontré chez les généralistes une quasi-unanimité en faveur de la loi. Quelles qu'aient pu être par ailleurs leurs convictions morales, ces hommes de terrain étaient effarés de voir les dégâts qu'entraînaient les avortements sauvages dans les couches populaires. Il fallait que la loi protège ces femmes. Les riches, si on peut dire, étaient mieux loties: elles partaient se faire avorter clandestinement à l'étranger, en Angleterre ou aux Pays-Bas.
(...)
Le texte du projet de loi, rapidement mis au point, a été déposé à l'Assemblée nationale pour examen en commission. C'est alors que les vraies difficultés ont commencé. Une partie de l'opinion, très minoritaire, mais d'une efficacité redoutable, s'est déchaînée. J'ai reçu des milliers de lettres au contenu souvent abominable, inouï. Pour l'essentiel, ce courrier émanait d'une extrême droite catholique et antisémite dont j'avais peine à imaginer que, trente ans après la fin de la guerre, elle demeure aussi présente et active dans le pays. (...)
Plus nous nous rapprochions de l'échéance du débat, et plus les attaques se faisaient virulentes. Plusieurs fois, en sortant de chez moi, j'ai vu des croix gammées sur les murs de l'immeuble. A quelques reprises, des personnes m'ont injuriée en pleine rue. (...) Je n'avais pas d'états d'âme. Je savais où j'allais. Le fait de ne pas moi-même être croyante m'a-t-il aidée? Je n'en suis pas convaincue. Giscard était de culture et de pratique catholiques, et cela ne l'a pas empêché de vouloir cette réforme, de toutes ses forces.
La rupture Chirac-Giscard (1976)
[ Jacques Chirac quitte le gouvernement. Il est remplacé par Raymond Barre, en août.]
Entre Giscard et Chirac, une fêlure s'était produite, que les entourages de l'un et de l'autre s'étaient vigoureusement employés à transformer en champ de bataille. Pierre Juillet et Marie-France Garaud, du côté de Jacques Chirac, s'en étaient donné à coeur joie, et avaient fini par convaincre le Premier ministre de prendre du champ. Jacques Chirac essaya de m'entraîner avec lui. Ne partageant pas sa critique du président, je n'en voyais pas la nécessité. J'ai donc accepté de conserver ma fonction dans le gouvernement que Giscard, sans surprise pour moi, a prié Barre de former. En fin d'année, j'ai refusé d'adhérer au RPR, nouvellement créé, à la fureur, je dois le dire, de Jacques Chirac et, pendant deux ans, j'ai continué de tracer mon sillon. (...)
Giscard, privé de l'appui des gaullistes depuis le retrait de Chirac, se trouvait politiquement affaibli. Dé sormais, le 49-3 devenait monnaie courante. Au surplus, la crise économique, conjuguée aux délices et poisons de sa charge, tendait à faire litière de ses meilleures intentions. De plus en plus enfermé dans un palais où ses conseillers lui chantaient des airs convenus, il ne percevait pas qu'il se coupait d'un pays qu'il avait promis de toujours regarder au fond des yeux, mais dont il s'éloignait. Démarré en fanfare, son septennat avait perdu de son éclat.
Comment s'en étonner? Dans notre système, le président est d'abord un homme seul. Rien ne l'incite au dialogue. Aussi longtemps qu'il est en place, il n'est remis en cause par rien ni personne. Evoluant dans un milieu aseptisé et de plus en plus artificiel, il n'échange qu'avec ses pairs, une poignée de journalistes et une noria de hauts fonctionnaires. (...)
Raymond Barre et le "lobby juif "
Dès 1978, un dérapage verbal en Conseil des ministres avait bien failli
mettre le feu aux poudres. Raymond Barre avait évoqué le «lobby juif»
dans des termes que j'avais jugés déplacés. Après le Conseil, j'avais
déclaré au président qu'en cas de nouvelle sortie de son Premier
ministre sur le prétendu «lobby juif» je quitterais aussitôt le
gouvernement en disant pourquoi. Giscard était intervenu, et Barre
avait ensuite doctement expliqué ce qu'il avait voulu dire; à
l'entendre, j'avais mal interprété ses propos. Deux ans plus tard,
après l'attentat de la synagogue de la rue Copernic, sa langue avait à
nouveau fourché. Alors que son ministre de l'Intérieur, Christian
Bonnet, évoquait l'hypothèse d'un coup monté et que le président de la
République s'abstenait de toute déclaration, Raymond Barre avait
déploré la mort, à côté de juifs, de «Français innocents».
Mitterrand et le 10 mai 1981
[Ministre de 1974 à 1979, Simone Veil soutient Valéry Giscard d'Estaing à l'approche des élections de 1981.]
Malgré les réserves que m'inspirait la politique conduite pendant la seconde partie de son mandat, Valéry Giscard d'Estaing me paraissait le seul choix possible. C'est François Mitterrand qui l'emporta, et ce que j'avais redouté se produisit: la France marchait désormais à grands pas vers un désastre économique et monétaire. Pierre Mauroy, dont je connaissais la sagesse et la modération, s'était retrouvé l'otage d'une démarche qui n'avait rien de social-démocrate, mais où triomphaient l'incohérence et l'incompétence, comme je l'ai exprimé à l'époque.
Heureusement, sous la pression des réalités internationales, une autre politique, plus modérée bien que très chaotique, se mit en place après le tournant de 1983. Il m'a alors semblé que des hommes de bon sens, tels Rocard ou Delors, retrouvaient une audience dans l'opinion face aux options catastrophiques de l'aile gauche du Parti socialiste et des communistes. Cela n'était pas pour me déplaire.
[Elue présidente du Parlement européen en 1979, Simone Veil a pris une dimension internationale et juge, de Strasbourg, l'action du nouveau chef de l'Etat.]
(...) Ainsi va la politique: Mitterrand, dont je détestais les ambiguïtés et condamnais vigoureusement l'alliance avec les communistes, ce nouveau président dont la politique intérieure me paraissait suicidaire pour le pays, se montra tout aussi attentif à la construction européenne que l'avait été son prédécesseur.
Les élections européennes de 1984
[Simone Veil est à la tête d'une liste unitaire (RPR-UDF) aux élections européennes.]
Nous sommes partis au combat européen dans l'unité, plus que dans l'harmonie. La composition de la liste m'a presque totalement échappé. En particulier, la présence de Robert Hersant, dont le passé vichyssois était dé sormais connu de tous, ne me faisait aucun plaisir, c'est le moins que l'on puisse dire. On m'avait expliqué qu'il était difficile de se mettre à dos le propriétaire du tout-puissant Figaro. Une fois encore, la politique l'emportait ainsi sur les principes moraux. Ma seule échappatoire se référait à l'ancienne appartenance du patron de presse à la FGDS, le groupuscule politique qu'avait naguère dirigé François Mitterrand. J'avais donc tout loisir de renvoyer les socialistes qui m'attaquaient sévèrement sur ce sujet à leurs propres contradictions, ce que je ne me suis pas privée de faire. Il reste que, pour la première fois de ma vie, j'avais accepté, pour de basses raisons d'opportunité, un compromis qui avait à mes yeux l'allure d'une compromission.
François Bayrou
[En 1989, Simone Veil se présente à nouveau aux élections européennes. Son directeur de campagne est François Bayrou.]
Je ne suis pas près d'oublier une visite calamiteuse que, sur les conseils de François Bayrou, mon directeur de campagne, j'ai rendue à Jean Lecanuet en son fief normand. Je ne me doutais de rien, connaissant Lecanuet depuis le MRP des années 1950, et me souvenant de sa volonté farouche, cinq années seulement plus tôt, de présenter une liste purement centriste. J'arrivais donc à Rouen, où m'attendait une conférence de presse réunie dans son bureau, à la mairie. Ce fut pour entendre Jean Lecanuet déclarer aux journalistes: «Je suis heureux d'accueillir Mme Veil. Simplement, nous ne figurerons pas sur la même liste. Je participerai quant à moi à la liste Giscard.» Je n'invente rien. François Bayrou, que je connaissais alors à peine et auquel je faisais confiance, tant il m'était apparu intelligent et dynamique, venait de me donner la vraie mesure de son caractère, capable en quelques jours d'énoncer avec la même assurance une chose et son contraire, uniquement préoccupé de son propre avenir, qui, depuis sa jeunesse, ne porte qu'un nom: l'Elysée.
Le personnage demeure incompréhensible si l'on ne tient pas compte de cette donnée essentielle: il est convaincu qu'il a été touché par le doigt de Dieu pour devenir président. C'est une idée fixe, une obsession à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés, amis. Comme tous ceux qui sont atteints de ce mal, il se figure les autres à son image: intrigants et opportunistes. Il a donc pu inventer cette chimère que je risquais de lui faire de l'ombre dans sa propre trajectoire, puisqu'en toutes circonstances il s'imagine que les autres ne peuvent que le gêner. (...) Les calculs de François Bayrou me laissèrent donc indifférente. Je n'ai jamais eu envie de concourir pour une campagne présidentielle.
Le Rwanda (1994)
[En 1994, François Mitterrand est président de la République et Edouard
Balladur, Premier ministre, quand éclatent les massacres inter-éthniques
dans ce petit pays d'Afrique. Simone Veil est alors ministre des
Affaires sociales, de la Santé et de la Ville.]
Alain Juppé était d'un commerce agréable. Il fut à l'époque un excellent ministre des Affaires étrangères, fin et attentif aux réalités mondiales. Seule ombre au tableau: l'attitude pour le moins frileuse de la France face au massacre des Tutsi perpétré au Rwanda. Aujourd'hui encore, cette affaire est loin d'être clarifiée. Sans doute la France était-elle plus engagée qu'on pouvait alors le supposer. François Mitterrand, comme ses prédécesseurs, soutenait les Hutu, et la cohabitation ne facilitait pas la tâche d'Alain Juppé. La politique étrangère, surtout africaine, restait à l'époque, comme aux plus beaux temps du gaullisme, l'apanage du président de la République et de quelques proches. Pendant que, par tradition, nous soutenions les Hutu, les Belges défendaient les Tutsi. Cette situation durait depuis longtemps; en somme, comme à l'époque des luttes coloniales en Afrique, chacun avait choisi sa tribu. A cela s'ajoutait la méfiance du gouvernement français à l'égard d'une influence américaine que l'on sentait croître dans la région. Il n'en fallait pas plus pour alimenter l'affrontement entre les ethnies. De tout cela, et de bien d'autres dossiers, il était du reste impossible de parler dans le cadre institutionnel de l'époque. Autant que je m'en souvienne, la question fut à peine abordée en Conseil des ministres et jamais soumise à débat. Aujourd'hui, quand des journalistes viennent reprocher leur silence aux ministres de l'époque, comme cela s'est encore produit dernièrement à mon encontre, ils ne comprennent pas quels freins multiples le système de la cohabitation mettait à notre action.
Le référendum de 2005
[Les Français votent majoritairement non au référendum sur la Constitution européenne.]
Le rejet du texte a été, à mes yeux, catastrophique. Sans doute était-ce une erreur que de soumettre ce projet à référendum. Il est clair que le projet de traité constitutionnel aurait recueilli une majorité massive devant le Parlement, contrairement au résultat qui sortit des urnes. Certains ont toutefois approuvé Jacques Chirac d'avoir pris ce risque, au nom de l'importance de l'enjeu. Ils perdent de vue que telle n'était sans doute pas sa motivation. Comme souvent, celle-ci était purement politique, j'allais écrire politicienne. Le président pensait que le référendum mettrait en difficulté l'opposition, ce qui s'est d'ailleurs avéré, mais son principal résultat fut autre: la manoeuvre se retourna en boomerang contre son auteur, et l'Europe entra, du fait de la France, dans une longue parenthèse de paralysie institutionnelle et fonctionnelle, tandis que l'Elysée, le gouvernement et le pays se retrouvaient durablement affaiblis.
De Sarkozy à Royal
[Nommée ministre de la Santé, des Affaires sociales et de la Ville en
1993 (gouvernement Balladur), Simone Veil a alors côtoyé Nicolas
Sarkozy, chargé du Budget.]
C'est dans ce même gouvernement que j'ai fait la connaissance d'un homme aussi vif qu'intelligent, infatigable travailleur, exceptionnellement au fait de ses dossiers: Nicolas Sarkozy. (...) Depuis lors, ce jeune homme a fait parler de lui. Depuis lors, et sans faille, je lui ai conservé amitié et confiance. Nicolas Sarkozy aime se battre. Il n'est à l'aise que lorsqu'il défend ses convictions face à un adversaire de poids. A cet égard, on ne peut pas dire que la dernière élection présidentielle lui aura offert la possibilité d'un combat d'égal à égal. Je suis convaincue qu'il aurait préféré se retrouver face à Dominique Strauss-Kahn, homme d'expérience et de compétence, plutôt que face à Ségolène Royal, plus inconsistante, plus floue dans ses jugements, bien que plus entêtée, jusque dans l'erreur.
Les femmes
Je suis favorable à toutes les mesures de discrimination positive
susceptibles de réduire les inégalités de chances, les inégalités
sociales, les inégalités de rémunération, les inégalités de promotion
dont souffrent encore les femmes. Avec l'âge, je suis devenue de plus
en plus militante de leur cause. Paradoxalement peut-être, là aussi, je
m'y sens d'autant plus portée que, ce que j'ai obtenu dans la vie, je
l'ai souvent obtenu précisément parce que j'étais une femme. A l'école,
dans les différentes classes où j'ai pu me trouver, j'étais toujours le
chouchou des professeurs. A Auschwitz, le fait que je sois une femme
m'a probablement sauvé la vie, puisqu'une femme, pour me protéger,
m'avait désignée pour rejoindre un commando moins dur que le camp
lui-même.
26 novembre 2009
AIMER A PERDRE LA RAISON
J'ai connu cet amour là, tard, si tard, l'âge où beaucoup d'autres n'aiment plus ! Ces beaux yeux bleus sont tatoués sur mon coeur et sur mon âme... slave.
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
Ah c'est toujours toi que l'on blesse
C'est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu'on insulte et qu'on délaisse
Dans toute chair martyrisée
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison
La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C'est par mon amour que j'y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde
Aimer à perdre la raison
Aimer à n'en savoir que dire
A n'avoir que toi d'horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison.
JEAN FERRAT
25 novembre 2009
CARPACCIO A LA KALINKA
Ingrédients : 1 pavé de saumon, 1 jus de citron, 10 cl d’huile d’olive, 1 c à c de pesto, 10 gouttes de Tabasco, aneth en poudre, 2 c à soupe de câpres, sel, poivre.
Dans une grande assiette creuse,
mélanger l’huile, le jus de citron, le pesto, le Tabasco, l’aneth, les câpres,
le sel et le poivre.
Découper le filet de saumon en tranches les plus fines possible. Les déposer dans l’assiette et mélanger. Couvrir d’une seconde assiette et laisser au frais 2 heures. Mélanger de temps en temps.
Après la marinade :
24 novembre 2009
BON ANNIVERSAIRE THIERRY LHERMITTE
Aujourd'hui c'est l'anniversaire du séduisant Thierry LHERMITTE

Wouah quel bel homme ! Je craque...
23 novembre 2009
THE 2009 BLOGGER APPRECIATION AWARDS
J'ai reçu deux fois ce prix.
Voici les 7 régles:
1. REMERCIER LE DONNEUR: Merci à vous pour ce prix et pour votre amitié.
2. COPIER L'IMAGE ET LA MONTRER: OK
3. METTRE
LES DONNEURS EN LIEN: http://mamierecette.canalblog.com/ & http://iccacuisine.canalblog.com
4. Raconter 7 choses inconnues sur moi:
· Je vis dans un studio, seule, dans le
nord de la France.
· La littérature m’aide à supporter le
quotidien.
· Mon prénom est russe, mon cœur est
polonais et ma nationalité est française.
· Si j’étais un personnage de livre je
serais le renard du Petit Prince.
· Pour moi la plus belle des musiques c’est
le silence.
· J’aime avec passion et admiration
Richard Bohringer et Christian Signol et je craque pour Thierry Lhermitte.
· Je crois qu’on ne peut aimer qu’une
fois dans la vie.
5. DONNER CE PRIX A 7 BLOGEURS :
http://bonheursdejo.canalblog.com : parce que ce blog est tenu par ma Belle Brume, Ma Jo, Mon amie.
http://ciboulette-cannelle-et-compagnie.over-blog.com
: parce que je partage une belle amitié avec Pat.
http://patriarch.free.fr
: à un ami des animaux, à un homme au grand cœur, Patriarch.
http://www.swierkowyzakatek.blogspot.com : parce que j’y
trouve des recettes géniales.
http://miammarc.canalblog.com : parce que j’aime sa cuisine et sa bonne humeur.
http://auxdelicesdesgourmets.blogspot.com : parce que je viens de découvrir son blog et qu’il m’a bien plu.
http://mamierecette.canalblog.com
:parce que je ressens beaucoup d’amitié et de tendresse pour cette femme.
7 éme regle : AJOUTEZ LEUR LIEN OK
8éme régle : LES INFORMER DU PRIX DECERNE : Ok
GÂTEAU DE SAINTE CATHERINE
Si vous réalisez ce gâteau, ce serait gentil de m'envoyer une photo.
Ingrédients crème : 2 œufs 60 g de sucre 130 g de beurre 100 g de fruits confits 5 cl de Grand Marnier.
Ingrédients décor : 1 fond de pâte brisée pâte d’amandes verte pâte d’amande jaune 40 g de chocolat noir vermicelles en sucre.
Travailler les jaunes d’œufs, le
sucre et l’eau de fleur d’oranger, pour obtenir un mélanger bien mousseux.
Ajouter la farine, la poudre d’amandes et la levure. Incorporer les blancs
d’œufs battus en neige. Verser dans un moule à manqué beurré et fariné. Cuire
au four th 180° pour 45 minutes. Démouler et laisser refroidir sur une grille.
Hacher finement les fruits confits et
les faire macérer 2 heures dans le Grand Marnier. Travailler les œufs entiers
et le sucre, au bain marie, retirer du feu. Incorporer le beurre en pommade.
Ajouter les fruits confits.
Couper le gâteau en deux, le fourrer
de crème, le reconstituer, mettre de la crème sur les côtés. Le déposer sur le
fond de pâte, dans le plat de service. Décorer le dessus avec la pâte d’amandes
verte et les vermicelles. Faire fondre le chocolat. Faire un chapeau avec la
pâte d'amandes jaune, le mettre au milieu du gâteau, y inscrire avec une
poche à douille : ste
Catherine. Et dessiner des motifs autour
du chapeau.
22 novembre 2009
LES POUPEES DE GRIOTTINE
Voila une des poupée créée par Griottine, du blog : http://grillottine.canalblog.com
21 novembre 2009
LE GÂTEAU DE DOROTA
J'ai trouvé cette recette sur le site de "Gouter moi ça", je le dédie à mon amie bulgare Dorota que j'aime tant et tant.
Ingrédients : 150 g de farine, 75 g de beurre,150 g de sucre, 4 œufs, ½ c à c de levure chimique, 1 boite de conserve de graines pavot, 50 g de poudre d’amandes, 50 g de raisins secs, ½ bocal de griottes au sirop, 2 pommes à compote, 1c à s de crème fraîche, 30 g d’amandes effilées.
Dans un saladier, mélangez rapidement la farine, 50 g de sucre, la levure, le beurre et 1 œuf entier, faire un pâton, emballer dans un film alimentaire et laisser reposer 2 heures au réfrigérateur.
Laver, éplucher, évider et couper les pommes en morceaux. Dans une casserole, cuire les pommes avec 20 g de beurre. Réserver.
Vider la boîte de graines pavot dans un saladier, ajouter la crème fraîche, 3 jaunes d’œufs (réserver les blancs), 50 g de sucre en poudre et mélanger doucement. Incorporer la poudre d’amandes, les raisins secs, les griottes, sans le sirop et les pommes cuites. Battre les blancs en neige avec le reste de sucre en poudre et incorporer doucement à la préparation. Réserver.
Déposer la pâte sur une feuille de papier sulfurisé légèrement fariné. Etaler le pâton au diamètre du moule. Enfourner pour 8 minutes à th 180°.
Verser l’appareil sur la pâte et parsemer d’amandes effilées. Enfourner pour 45 minutes toujours à th 180°. Laisser refroidir le gâteau au moins 5 heures afin de le déguster froid.
20 novembre 2009
LEO, CHAT VOYOU !
19 novembre 2009
VIVRE AVEC DES CONS
Imaginez mon émotion quand j'ai reçu un commentaire de l'auteur de ce livre. Il vient de me donner un grand moment de bonheur. Si vous voulez en savoir plus sure lui allez donc vous promener sur son site :
Vivre avec des cons " nous entraîne dans une folle journée à la con,
consacrée à l'observation du con d'élevage dans son milieu naturel...
Du
voisin qui se lève aux aurores le week-end pour vérifier le bruit de sa
perceuse aux cons mobiles, tueurs de vieilles aguerris qui sévissent à
vélo, en voiture, en rollers, propulsés sur les crottoirs par leur
rottweiller, en passant par votre conjoint ou la conne qui vous est
jointe... bref, tout le monde y passe. Une chose est certaine, les
cons et les connes ne sévissent pas qu'au bureau...
18 novembre 2009
TORTE ORZECHOWO
Voila une recette polonaise de tarte aux noix que j'ai trouvé sur ce site :
http://mojewypieki.blox.pl/html. J'ai essayé de vous la traduire comme j'ai pu, car cette recette m'a vraiment séduite. Et oui Pologne je t'aime !
- 10 żółtek
- 25 dag cukru pudru (dałam mniej)
- 25 dag zmielonych orzechów
włoskich lub laskowych
- cukier wanilinowy - 8 g
Składniki na warstwę
migdałową:
- 10 białek
- 20 dag cukru pudru (dałam mniej)
- 25 dag zmielonych migdałów
- sok z połowy cytryny
- 3 łyżki zmielonych biszkoptów
(zastąpiłam bułką tartą)
Ponadto:
- kilka łyżek marmolady brzoskwiniowej lub morelowej
- 100 g gorzkiej czekolady
- 50 g masła
Żółtka utrzeć z
cukrem pudrem na białą, puszystą masę. Dodać orzechy oraz cukier wanilinowy. Wylać na wysmarowaną masłem
tortownicę o średnicy około 22 cm (ja miałam bardzo duże jajka, więc piekłam w
większej tortownicy - 24 cm).
Białka ubić z cukrem pudrem na sztywną pianę. Dodać sok z cytryny,
biszkopty oraz zmielone migdały. Wszystko wymieszać i wylać na masę orzechowo -
żółtkową. Piec około godziny w piekarniku nagrzanym do 170ºC (do tzw. suchego
patyczka).
Upieczony i wystudzony tort wysmarować marmoladą i polać polewą
czekoladową.
Polewa czekoladowa:
Masło i czekoladę roztopić w kąpieli wodnej, mieszając od czasu do
czasu. Gorącą
polać ciasto, ostudzić.
Smacznego :)
http://mojewypieki.blox.pl/html
TARTE AUX NOIX ET AUX AMANDES POLONAISE
Ingrédients
couche aux noix : 10 jaunes d'œufs
250 g sucre glace
250 g noix ou de noisettes
8 g de
sucre vanillé
Ingrédients couche d'amandes :
10 blancs d'oeufs
200 g sucre glace
250 g d’amandes moulues
jus
d'un demi citron
3 c à s de chapelure.
Ingrédients décoration : quelques c à s de confiture d'abricots ou de pêches
100 g
de chocolat noir
50 g de beurre.
Mélanger
les jaunes d'œufs avec le sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter
les noix et le sucre vanillé. Verser dans un moule de 22 cm
de diamètre, beurré et fariné.
Monter les blancs en neige avec le sucre.
Ajouter le jus de citron, la chapelure et les amandes broyées. Bien mélanger et
verser sur la première préparation.
Cuire
1 heure dans le four chauffé à th170 º. Démouler.
Faire
chauffer la confiture et verser sur le gâteau.
Faire fondre le beurre et le chocolat au bain-marie, en remuant
de temps en temps. Verser sur la tarte chaude et laisser refroidir.
17 novembre 2009
L'INTRUS SE DEVOILE
C'est Geneviève du blog "UN PEU DE MOI" qui a gagné le paquet de bêtises de Cambrai. Voila l'adresse de son blog, allez lui faire une petite visite :
http://ninou06.canalblog.com
16 novembre 2009
TROUVEZ L'INTRUS

Qui trouvera l'intrus ? Si vous êtes plus de vingt à me laisser un commentaire avec la réponse je tirerais au sort l'un d'entre vous et je lui enverrais un paquet de bêtises de Cambrai.
JOCELYN QUIVRIN EST MORT
Texte du site : http://www.lepoint.fr
L'acteur Jocelyn Quivrin se tue au volant de sa voiture de sport en région parisienne

Le jeune acteur français Jocelyn Quivrin est mort dimanche soir dans un accident de la route sur l'A13, sous le tunnel de Saint-Cloud en région parisienne, a-t-on appris de source policière, confirmant une information de RTL.
Le jeune acteur français Jocelyn Quivrin qui avait tourné dans une trentaine de films au cinéma et de nombreux téléfilms dont "Rastignac ou les ambitieux" qui l'avait fait connaître, est mort dimanche soir dans un accident de la route sur l'A13, a-t-on appris de source policière.
Vers 23H20, l'acteur, 30 ans, a perdu le contrôle de son véhicule de sport, qui a pris feu sous le tunnel de Saint-Cloud en région parisienne, a précisé une source policière, confirmant une information de RTL. Il était seul à bord, a-t-on précisé.
Selon le centre régional d'information routière (Crir) d'Ile-de-France, le tunnel a été fermé à la circulation dans le sens province-Paris jusqu'à 02H30 lundi.
En 2008, il donnait la réplique à sa compagne Alice Taglioni, avec laquelle il avait un enfant, dans "Ca$h" d'Eric Besnard. L'acteur avait débuté au cinéma à l'âge de 13 ans dans "Louis, enfant roi" de Roger Planchon, en sélection officielle au Festival de Cannes en 1993.
Mais il avait été popularisé par le téléfilm "Rastignac ou les ambitieux" d'Alain Tasma diffusé sur France 2 en 2001 et dont il tenait le rôle-titre à vingt-deux ans. Son interprétation flamboyante de ce jeune ambitieux balzacien lui avait valu le prix d'interprétation masculine au Festival de Luchon.
Né le 14 février 1979, Jocelyn Quivrin s'était inscrit en faculté de cinéma après le baccalauréat mais avait vite abandonné les cours pour se lancer dans la vie professionnelle.
A la télévision, il avait débuté en 1990 dans "Port Breac'h" de Pierre Goutas et enchaîné les rôles dans une vingtaine de téléfilms en dix ans, apparaissant aussi dans les séries "Julie Lescaut", "L'instit" ou "Maigret".
Au cinéma, il avait joué dans une trentaine de films, dont les comédies à succès "Lol" (2009) de Lisa Azuelos ou "99 Francs" de Jan Kounen et sera à l'affiche de "La famille Wolberg" d'Axelle Ropert, attendu en salles le 2 décembre. En 1998, il avait tourné avec Cédric Klapisch dans "Peut-être".
Il avait également été dirigé à deux reprises par Léa Fazer ("L'île aux parents" en 2009, "Notre univers impitoyable" deux ans plus tôt) et travaillé avec Jean-Claude Brisseau ("A l'aventure").
Jocelyn Quivrin avait aussi fait deux incursions au théâtre, en jouant dans la pièce d'Oscar Wilde "L'éventail de Lady Wintermere" mise en scène par François-Louis Tilly en 2003 et dans "Do you love me" de Redjep Mitrovista au Festival d'Avignon cinq ans plus tôt.
15 novembre 2009
RAGOÛT POLONAIS
Ingrédients : 1 kg de pommes de terre, 200 g de poitrine de porc fumée coupée en lardons, 20 cl de bouillon, 20 cl de vin blanc sec, 1 c à s de saindoux, 1 oignon, 2 gousses d’ail, 1 feuille de laurier, 1 branche de thym, aneth, sel, poivre, 2 c à s de Sauceline.
Dans une cocotte, faire revenir l’oignon
émincé et les lardons. Ajouter les pommes de terre coupées en gros dés et l’ail
écrasé. Bien mélanger, mouiller avec le bouillon et le vin blanc. Ajouter les
aromates. Laisser mijoter 1h 30 à 2 heures. Saupoudrer de Sauceline et donner
un bouillon, laisser mijoter 10 minutes.
14 novembre 2009
LA MORT DE TIMOTEÏ POTISEK
Timoteï Potisek, le champion fauché au sommet de son art
Timoteï Potisek est décédé hier après-midi. Il laissera le souvenir d'un homme accessible.
Timoteï Potisek n'a pas survécu aux conséquences de sa chute, vendredi, sur le terrain de Loon-Plage. Hier, peu après 16 h, le pilote dunkerquois est parti à l'âge de 25 ans. Champion précoce, double vainqueur de l'Enduropale, il disparaît alors que sa carrière ne faisait presque que commencer. Timoteï Potisek est arraché à l'affection d'une famille qui vivait ensemble et intensément sa passion du motocross. La disparation de celui qui s'était surnommé le « surfeur des sables ».
article de la voix du nord :
http://twitter.com/lavoixdunord
COMMENT VOUS PARLER DE LA MORT
Comment vous parler de la mort ?
La mort d'un proche est un drame
Je regrette qu'il nous ait quittés
Pratique, de son vivant
Mort, il devient encombrant
Comment vous parler de la mort ?
Quand je pense à la mienne
Ça me fait bien rigoler
Je ne verrai pas, ô joie,
Qu'on ne me regrette pas
Comment vous parler de la mort ?
Et la mort des inconnus
C'est un plaisir au goût rare
On s'dit qu'on est encore là
Qu' les meilleurs restent ici-bas
Comment vous parler de la mort ?
Mourir ! Mourir ! Mourir !
C'est un exercice de style
Codifié dans la société
Faut pas mourir imbécile
Étudions avant d'crever
Pour vous faire pleurer vraiment
Rien de tel qu'un bon héritage
Le prolo s'remplace aisément
Mais si l'patron meurt avant l'âge
Ça fait des chômeurs sur l'pavé
Moralité : même à gauche
Mieux vaut des chômeurs claqués
Ça fait remonter l'embauche
Mais le problème est immense
Car avec la prime à l'embauche
Le patron s'en fout plein la panse
Et il passe l'arme à gauche
Victime de ses écarts
Le coeur lâche, un jour prochain
L'usine est mise au rencart
Et le problème est sans fin
La mort a encore frappé
Ignorant la hiérarchie
La mort a encore tué,
C'est la vie ! C'est la vie !
Comment vous parler de la mort ?
Les Garçons Bouchers
Merci à Lionel pour la photo qui illustre plus haut cette chanson.
blog : theaultlionel.canalblog.com
13 novembre 2009
DEMAIN MATIN SI TOUT VA BIEN
Résumé : Garance a trente-cinq ans. Elle est chômeuse, célibataire, et amoureuse d'Edgar. Un problème, Edgar veut la quitter ! Décidée à le reconquérir, elle retrouve du boulot, devient assidue des salles de gymnastique, se ruine chez l'esthéticienne, fait des rencontres, et s'offre au passage quelques amants. Jusqu'à ce qu'elle se rende à l'évidence : elle et lui, c'est fini. Pourtant, malgré sa mère et ses dîners piégés, et grâce à Arthur, l'ami fidèle et homosexuel, et à ses quatre copines inséparables.

































