KALINKA LA CHTIMIE

mardi 22 mai 2012

QUICHE FROMAGE DE CHEVRE COURGETTES ET OLIVES

 

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Ingrédients : 1 pâte levée, 4 courgettes, 2 gousses d'ail, 4 oeufs, 25 cl de lait, 25 cl de crème fraîche, 200 g de chèvre frais, 100 g d'olives vertes ou noires, moutarde, herbes de Provence, curry, persil haché, ciboulette hachée, sel et poivre.

      Faire sauter les courgettes en rondelles 15 minutes environ dans une poêle avec les herbes de Provence et l'ail écrasée. Laisser refroidir.

      Préparer l'appareil : battre les oeufs, ajouter le lait, la crème, le curry, la ciboulette et le persil, le sel et poivre.

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    Etendre la pâte dans une tourtière beurrée et farinée,  la laisser lever 30 minutes.

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      La badigeonner de moutarde, couvrir avec le fromage coupé en rondelles, ajouter les courgettes et parsemer des olives coupées en deux. Verser l'appareil l'appareil.

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      Cuire 40 minutes à four préchauffé à th 7 (210°).

 



lundi 21 mai 2012

CUISSES DE POULET AU CITRON


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Ingrédients : 4 cuisses de poulet, 3 citrons jaunes, 2 gousses d'ail, 1 doigt de gingembre émincé, 1 c à c de sel, poivre, thym en branche effeuillé, 1 c à s de miel, 3 c à s d'huile d'olive, 50 cl de bouillon, 2 c à s de Sauceline brune.
 

 

            Couper les cuisses de poulet à la jointure.

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            Dans une tasse, mélanger le jus des citrons, l'huile d'olvie, les gousses d'ail écrasées, le gingembre, le sel, le poivre, le miel et le thym effeuillé et un peu de zeste de citrons.

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            Mettre les cuisses de poulet dans un plat, puis arroser avec la marinade. Bien mélanger pour enrober les morceaux de poulet de cette marinade. Couvrir de film alimentaire. Mettre au réfrigérateur 12 heures. En retourrnant la viande de temps en temps.

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            Dans une cocotte, faire chauffer l'huile d'olive et faire revenir les morceaux de poulet préalablement égouttés. Quand les morceaux sont tous dorés, ajouter la marinade, le bouillon chaud. Rectifier l'assaisonnement et cuire à feu doux et à couvert pendant 30 minutes. Saupoudrer de la Sauceline et mélanger. Laisser mijoter 10 minutes.
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Je le sers avec une purée de pommes de terre que je parfume avec la sauce de cuisson du poulet.

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samedi 19 mai 2012

LES VOYAGES EN TRAIN

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Grand Corps Malade - Les Voyages En Train

J'crois que les histoires d'amour C'est comme les voyages en train
Et quand j'vois tous ces voyageurs Parfois j'aimerais en être un
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Les trains démarrent souvent au moment où on s'y attend le moins
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'œil impuissant des témoins
Les témoins c'est tes potes qui te disent au-revoir sur le quai
Et regardent le train s'éloigner avec un sourire inquiet

Toi aussi tu leur fait signe et t'imagines leurs commentaires
Certains pensent que tu te plantes et qu't'as pas les pieds sur terre
Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage
Pour la plupart le train va dérailler dès le premier orage

Le grand amour change forcément ton comportement
Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment
Siège couloir ou contre la vitre y faut trouver la bonne place
Tu choisis quoi ? Une love story d'première ou d'seconde classe ?

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages
Tu t'sens vivant, tu t'sens léger et tu ne vois pas passer l'heure
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de l'aile
Toi tu dis qu'tu n'y es pour rien et qu'c'est sa faute à elle
Le ronronnement du train te saoule et chaque virage t'écœure
Faut qu'tu t'lèves que tu marches, tu vas t'dégourdir le cœur

Et le train ralentit c'est d'jà la fin d'ton histoire
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare
Tu dis au r'voir à celle que t'appel'ras désormais ton ex
Dans son agenda sur ton nom, elle va passer un coup d'tip-ex

C'est vrai qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages en train
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aim'rais en être un
Pourquoi tu crois qu'tant d'gens attendent sur le quai d'la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en r'tard ?

Pour beaucoup la vie s'résume à essayer d'monter dans l'train
A connaitre ce qu'est l'amour et s'découvrir plein d'entrain
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur

Il est facile de prendre un train, encore faut-il prendre le bon
Moi chui monté dans deux-trois rames mais c'était pas l'bon wagon
Car les trains sont capricieux et certains son inaccessibles
Et je n'crois pas tout l'temps qu'avec la sncf c'est possible

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves
Et y ceux qui foncent dans l'premier train sans faire attention
Mais forcément ils descendront déçus à la prochaine station

Y a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives
Pour elles c'est trop risqué d's'accrocher à la locomotive
Et y a les aventuriers qu'enchainent voyage sur voyage
Dès qu'une histoire est terminée, ils attaquent une autre page

Moi après mon seul vrai voyage j'ai souffert pendant des mois
On s'est quittés d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi
Depuis j'traine sur le quai, j'regarde les trains au départ
Y a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare j'me sens à part

Y parait qu'les voyages en train finissent mal en général
Si pour toi c'est l'cas accroche-toi et garde le moral
Car une chose est certaine y aura toujours un terminus
Maint'nant tu es prév'nu, la prochaine fois tu prendras l'bus...

vendredi 18 mai 2012

TARTE AUX ABRICOTS A LA KALINKA

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Ingrédients pâte : 250 g de farine, 125 g de beurre, 1 œuf, 1 c à s d’eau, 1 pincée de sel.

Ingrédients crème : 75 cl de lait, 6 œufs, 200 g de sucre, 8 c à s de maïzena, vanille liquide, 1 noix de beurre.

Ingrédients garniture : 1 boite d’oreillons d’abricots, 100 g de gelée de coing, 1 sachet de nappage, 1 c à s de sucre.

 

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Mettre la farine, le sel et le beurre en petits morceaux dans une jatte. Effriter du bout des doigts.  Verser l'eau froide. Pétrir légèrement. Incorporer l’œuf. Ramasser la pâte en boule, envelopper  d'un film plastique et laisser reposer 1heure au réfrigérateur avant de l'utiliser.

Dans un cul de poule ,blanchir les œufs avec le sucre. Ajouter la vanille liquide et la maïzena. Bien mélanger. Ajouter le lait chaud. Mettre dans une casserole et faire épaissir en fouettant. Verser dans un saladier, ajouter le beurre. Laisser refroidir.

Verser la crème sur la pâte, décorer avec les oreillons d’abricots.

Cuire au four th 210°, 40 minutes. Démouler sur une grille.

Faire fondre la gelée de coings dans un peu de sirop de la boite d’abricots, suivre les indications du sachet de nappage. Verser sur la tarte. Laisser durcir.

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jeudi 17 mai 2012

LE GOUVERNEMENT DE FRANCOIS HOLLANDE

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LE PREMIER MINISTRE : Jean-Marc AYRAULT  

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Le gouvernement :

- Laurent Fabius : Affaires Étrangères

- Vincent Peillon : Éducation Nationale

- Christiane Taubira : Justice

- Pierre Moscovici : Économie, finances, commerce extérieur

- Marisol Touraine : Santé et Affaires sociales

- Cécile Duflot : Égalité des territoires et du Logement.

- Manuel Valls : Intérieur

- Nicole Bricq : Écologie

- Arnaud Montebourg : Redressement productif

- Michel Sapin : Travail, emploi et dialogue social

- Jean-Yves Le Drian : Défense

- Aurélie Filippetti : Culture et communication

Proche de Ségolène Royal

- Geneviève Fioraso : Enseignement supérieur

- Najat Vallaud Belkacem : Droits des femmes et porte-parole du gouvernement

- Stéphane Le Foll : Agriculture

- Marylise Lebranchu : Réforme de l'Etat et décentralisation

- Victorin Lurel : Outre-Mer

Ministres délégués

Délégué Sports, jeunesse : Valérie Fourneyron

Délégué Budget : Jérôme Cahuzac

Délégué Réussite éducative : Georges Pau-Langevin

Délégué Relation avec le Parlement : Alain Vidalies

Délégué à la Justice : Delphine Batho

Proche de Ségolène Royal

Délégué Affaires européennes: Cazeneuve

Délégué Personnes agées : Bernard Delaunay

Délégué Economie sociale : Benoît Hamon

Délégué Famille : Dominique Bertinotti

Proche de Ségolène Royal

Délégué Personnes handicapées : Marie-Arlette Carlotti

Délégué Développement : Pascal Canfin

Délégué Français de l'étranger : Yamina Benguigui

Délégué Transports et économie maritime : Frédéric Cuviller

Délégué PME et innovation : Fleur Pellerin

Délégué Anciens combattants : Kader ArifPoint final



mercredi 16 mai 2012

MOUSSE AU CHOCOLAT SANS OEUFS

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Ingrédients : 150 g de guimauve, 40 g de beurre, 30 cl d'eau, 250 g de chocolat noir ou au lait, 25 cl de crème fraîche liquide, 1 sachet de crèmefix, 1 c à s de sucre, 1 c à c de rhum, 1 feuille de gélatine.  

 

                Faire ramollir la gélatine dans de l’eau froide et l’essorer. La faire fondre dans le rhum chaud. Faire fondre au micro ondes le chocolat, la guimauve, le beurre et l'eau. Bien mélanger. Ajouter la gélatine et le rhum.  

                Laisser refroidir à température ambiante.

                Battre la crème en chantilly avec  le crèmefix mélangé avec la cuillère à soupe de sucre. Ajouter à l'appareil au chocolat une grosse cuillère de chantilly avec le fouet, puis délicatement à l’aide d’une maryse le reste de chantilly. Verser dans des coupes, couvrir.

                Mettre au frais pour une nuit.  

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lundi 14 mai 2012

LA NUIT C'EST TOUS LES JOURS

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JE VIENS D'ENTENDRE LA CHANSON DE CET ETERNEL BEAU GOSSE, JE LA TROUVE TRES BELLE, JE VOUS OFFRE LES PAROLES. MALHEUREUSMENT JE N'AI PAS LA CLIP.

 

Et je sors et je sors
Si tôt le soir tombé
C'est toujours mieux dehors
C'est toujours allumé
Que j'adore que j'adore
Ces enseignes animées
Belles comme des sémaphores
Guidant les naufragés

Mon amour j'aime toujours
Le soleil et voila
La nuit c'est tous les jours
Depuis les nuits sans toi
La nuit c'est tous les jours
À quoi bon se coucher
La nuit c'est tous les jours
Autant en profiter

Et je sors et je sors
Je veux jamais rentrer
Arriver à bon port
Si mal accompagné
Ai-je tort ai-je tort
De tellement me gâcher
De faire tellement d'efforts
Pour si peu t'oublier

Mon amour j'aime toujours
Le soleil et voila
La nuit c'est tous les jours
Depuis les nuits sans toi
La nuit c'est tous les jours
À quoi bon se coucher
La nuit c'est tous les jours
Autant en profiter

Et je sors et je sors
Sortir c'est oublier
Aller dans le décor
Ce bruit de verre brisé
Et je dors, oui je dors
Dormir c'est oublier
Que je n'ai plus de corps
Que même mon lit m'effraie

Mon amour j'aime toujours
Le soleil et voila
La nuit c'est tous les jours
Depuis les nuits sans toi
La nuit c'est tous les jours
À quoi bon se coucher
La nuit c'est tous les jours
Autant en profiter
Mon amour

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dimanche 13 mai 2012

POULET A LA CRETOISE

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Ingrédients : 1 poulet de  1.5 kg, 150 g de raisins de Corinthe, huile d’olive, 3 poivrons verts en dés, 250 g de tomates mondées, 150 g d'olives vertes ou noires, 100 g d'oignons émincés, 3 échalotes ciselées, 2 gousses d'ail écrasées, 35 cl de vin blanc, sel fin, poivre moulu, safran, 1 c à s de curry.


         Faire tremper les raisins de Corinthe dans de l'eau bouillante.

         Découper le poulet en morceaux et les faire revenir dans de l’huile d’olive, en les retournant pour les dorer de tous côtés. Retirer les morceaux de poulet, Ajouter  les oignons, les échalotes et l'ail. Ajouter tomates et poivrons dans la cocotte avec un peu de sel et laisser mijoter à couvert, quelques minutes.

         Egoutter les raisins et les sécher dans un torchon; dénoyauter les olives et les découper en 2; ajouter le uns et les autres dans la cocotte; ajouter les morceaux de poulet; mouiller avec le vin blanc. Assaisonner, ajouter une pointe de safran et le curry.

        Cuire 1 h 30.

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samedi 12 mai 2012

MOUSSE AU FROMAGE ET CITRON

J'ai trouvé cette recette sur ce blog et je l'ai modifiée juste un peu.

LA PETITE CUISINE DE SABINE : http://mellevermo.canalblog.com

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Ingrédients : 2 citrons, 2 œufs, 500 g de fromage blanc en faisselle, 4 feuilles de gélatine, 100 g de sucre, 4 c à s de crème, 5 gouttes d'extrait de citron.

 

        Presser les citrons. Faire chauffer le jus au micro ondes.

        Faire tremper les feuilles de gélatine pour les ramollir, puis les faire fondre  dans   le jus de citron chaud.

        Séparer le blancs des jaunes d'œufs et monter le blanc en neige bien ferme.

        Dans un saladier, battre le jaune d'œuf avec le sucre. Ajouter l'extrait de citron, le fromage blanc, la crème fraîche, le zeste du citron, puis la gélatine. Bien mélanger. Incorporer les bancs en neige.

 

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Verser dans des coupes. Mettre au réfrigérateur 1 nuit.

 

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jeudi 10 mai 2012

MERCI ANNE

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UN GRAND MERCI A MON AMINAUTE Anne pour son généreux cadeau reçu hier :

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Allez voir son blog : http://famillegerdel.canalblog.com

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mercredi 9 mai 2012

FETE DE LA VICTOIRE EN BIELORUSSIE ET EN RUSSIE

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Le 9 mai, est la fête organisée par le gouvernement la plus importante de l'année à Minsk.

Une bonne fête à mes amis de là bas.

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mardi 8 mai 2012

CAILLES A LA GISELE ET A LA KALINKA

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Ingrédients : 6 cailles, 6 fines tranches de lard fumé, 20 cl de vin blanc sec, 10 cl de bouillon de volaille, 300 g de champignons de Paris émincés, 1 oignon émincé, 1 gousse d’ail écrasée, 1 c à s de farine, persil, thym, laurier, beurre et huile, sel, poivre.

 

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        Entourer les corps des cailles avec une tranche de lard fumé, les ficeler.

 

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        Dans une cocotte faire roussir les cailles, dans l’huile et le beurre. Ajouter l’oignon. Singer avec la farine et mélanger. Mouiller avec le vin et le bouillon. Assaisonner, ajouter le thym, le laurier. Porter à ébullition, puis laisser mijoter 45 minutes.

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         Dans une poêle, faire suer les champignons, dans un peu de beurre. Mélanger, assaisonner et saupoudrer de l’ai et du persil.

 

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       Ajouter les champignons aux cailles et laisser mijoter encore 20 minutes.

       On peut mettre un morceau de foie gras ou de la farce fine dans les cailles, pour un plat de fête.

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lundi 7 mai 2012

FRANCOIS HOLLANDE EST LE NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

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dimanche 6 mai 2012

QUI ?

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samedi 5 mai 2012

HOP

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Deuxième bande-annonce pour le film d'animation Hop

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vendredi 4 mai 2012

GÂTEAU AUX FRAISES DE LECELLES

Un beau gâteau aux fraises, pour 6 personnes, de Lecelles pour rendre hommage à ma mère qui a 80 ans aujourd'hui.

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 Ingrédients crème mousseline : 250 g de lait, 70 g de sucre, 2 jaunes d’œufs, 25 g de poudre à crème, 100 g de beurre doux.

Ingrédients génoise : 3 œufs, 100 g de sucre, 100 g de farine.

Ingrédients sirop de punchage : 100 g d’eau, 50 g de sucre, 250 g de fraises de Lecelles, 5 cl de Cherry.

Ingrédients  décor : 100 g d’amandes effilées, pralines en chocolat.



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        Préchauffer le four à th 180°.

        Dans un saladier, casser les 3 œufs, incorporer 100 g sucre et blanchir la masse au batteur ou mixeur, pour faire une préparation bien mousseuse. Incorporer délicatement la farine tamisée sans faire retomber la préparation, verser dans le moule préalablement beurré, puis mettre au  four et laisser cuire pendant 25 minutes.

         Dans une casserole, faire chauffer 200 g de lait avec 100 gr sucre. Incorporer les 50 g de lait restant avec la poudre à crème et 2 jaunes d’œufs. Porter le lait à ébullition. Incorporer le lait bouillant dans le deuxième appareil puis remettre le tout sur la plaque de cuisson jusqu'à épaississement. Mettre la préparation  à refroidir, puis y incorporer 100 g beurre pommade.

        Dans une petite casserole, chauffer l’eau et le sucre jusqu’à ébullition. Réserver au chaud.

        Laver et équeuter les fraises, puis les couper en 2 ou 4 ; on peut mettre un peu de sucre et du cherry pour accentuer le goût des fraises.

        Sortir la génoise du four et monter l'entremet. Couper la génoise en deux avec un couteau scie et l’imbiber avec le sirop de punchage. Battre la crème mousseline pour la rendre plus légère. Garnir la génoise d’une couche crème mousseline, disposer les morceaux de fraises sur la crème et rabattre la deuxième partie de la génoise. Masquer de crème mousseline, mettre sur le pourtour des amandes effilées et décorer le gâteau avec les pralines en chocolat.

Une belle recette de l'émission GOUTEZ MOI CA SUR FRANCE 3 NORD-PAS-DE-CALAIS.


lecelles 0Lecelles est le village où j'ai grandit.

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jeudi 3 mai 2012

FETE NATIONALE POLONAISE

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La constitution du 3 mai 1791 fut rédigée pendant la diète de 4 ans, par des nobles  sous le règne de Stanislas II dernier roi de Pologne et grand-duc de Lituanie. Acte législatif majeur, une référence dansl'histoire de la Pologne, de laLituanie  et des autres nations de l'ancienne Union du Royaume de Pologne et du Grand-Duché de la Lituanie.


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mercredi 2 mai 2012

BROWNIES AU CHOCOLAT ET PHILIDELPHIA

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Ingrédients fromage blanc : 180 g de fromage Philadelphia, 4 c à s de beurre mou, 130 g de sucre, 2 gros œufs légèrement battu, 3 c à s de farine, 1 c à c d'extrait de vanille.

 

Ingrédients chocolat : 100 g de chocolat noir, 200 g de beurre, 3 gros œufs, 2 c à c d'extrait de vanille, 225 g de sucre, 1/2 c à c de sel, 200 g de farine tamisée, 1/3 c à c de levure chimique.P1010167

 

Préchauffer le four à th 180°. Chemiser un moule carré de 20 cm de papier sulfurisé.

 

La préparation au Philadelphia : battre le fromage et le beurre au mixeur, jusqu'à l'obtention d'un mélange aéré. Ajouter le sucre en battant puis l'œuf, la farine et la vanille, mélanger.

La préparation au chocolat : Faire fondre le chocolat et le beurre au micor ondes. Remuer et laisser refroidir légèrement. Ajouter les œufs 1 à 1. Incorporer la vanille, le sucre et le sel, mélanger. Y ajouter enfin la farine  sans trop travailler.

Verser la moitié de la préparation au chocolat dans le moule, recouvrir avec la préparation au fromage,  l'étaler si besoin à la spatule, puis verser le reste de l'appareil au chocolat. Remuer avec un pique à brochette pour un effet marbré.

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Cuire le brownie 40 minutes au milieu du four.

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mardi 1 mai 2012

LE MUGUET DU 1ER MAI

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La journée internationale des travailleurs, fête des travailleurs, est une fête internationale annuelle célébrant les travailleurs. 

 


Le Temps du Muguet

Ce n'est que vers 1907, puis en 1936 que le muguet est associé à la fête du travail.

La date du1er maicomme jour dela fête du travail et des travailleurs fut adoptée en 1889, au congrès de la fondation de la IIe Internationale à Paris. Cette date fut choisie en mémoire des morts de la manifestation du 1er mai 1886 à Chicago qui demandait l'instauration de la journée de 8 heures.

A Paris lors d'une manifestation en 1890, les manifestants défilèrent en portant à la boutonnière un triangle rouge symbolisant leurs revendications, à savoir la division idéale de la journée en 3 huit : travail - sommeil - loisirs. Ce triangle fut remplacé par la fleur d'églantine puis par le muguet cravaté de rouge. C'est depuis ce jour que fête du travail et muguet furent associés.

colmuguet3 je l'ai trouvé sur ce blog : http://www.teteamodeler.com

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lundi 30 avril 2012

JANE EYRE

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CHAPITRE XV

M. Rochester me l’expliqua en effet.

Une après-midi que je me promenais dans les champs avec Adèle, je le rencontrai et il me pria de le suivre dans une avenue de hêtres qui était devant nous, tandis que mon élève jouerait avec Pilote et ses volants.

Il me raconta alors qu’Adèle était la fille d’une danseuse de l’Opéra français, Céline Varens, pour laquelle il avait eu ce qu’il appelait une grande passion. Céline avait feint d’y répondre par un amour plus ardent encore. Il se croyait idolâtré, quelque laid qu’il fût ; il se figurait, me dit-il, qu’elle préférait sa taille d’athlète à l’élégance de l’Apollon du Belvédère.

« Et je fus si flatté, mademoiselle Eyre, de la préférence de la sylphide française pour son gnome anglais, que je l’installai dans un hôtel et lui donnai un établissement complet, domestiques, voiture, cachemires, diamants, dentelles, etc. En un mot, j’étais en train de me ruiner, dans le style adopté, comme le premier

venu. Je n’avais même pas l’originalité de chercher une route nouvelle pour me conduire à la bonté et à la ruine ; mais je suivais la vieille ornière avec une stupide exactitude, et je ne m’écartais pas d’un pouce du sentier battu. J’eus, comme je le méritais, le sort de tous les dissipateurs ; je vins un soir où Céline ne m’attendait pas ; elle était sortie. La nuit était chaude ; fatigué d’avoir couru dans tout Paris, je m’assis dans son boudoir, heureux de respirer l’air consacré par sa présence. J’exagère ; je n’ai jamais cru qu’il y eût autour de sa personne quelque vertu sanctifiante ; non, elle n’avait laissé derrière elle que l’odeur du musc et de l’ambre. Le parfum des fleurs, mêlé aux émanations des essences, commençait à me monter à la tête, lorsque j’eus l’idée d’ouvrir la fenêtre et de m’avancer sur le balcon. Il faisait clair de lune, et le gaz était allumé ; la nuit était calme et sereine ; quelques chaises se trouvaient sur le balcon, je m’assis et je pris un cigare. Je vais en prendre un, si vous voulez bien me le permettre. »

Il fit une pause, tira un cigare de sa poche, l’alluma, le plaça entre ses lèvres, jeta une bouffée d’encens havanais dans l’air glacé, et reprit :

« J’aimais aussi les bonbons à cette époque, mademoiselle Eyre ; je croquais des pastilles de chocolat et je fumais alternativement, regardant défiler les équipages le long de cette rue à la mode, voisine de l’Opéra, lorsque j’aperçus une élégante voiture fermée, traînée par deux beaux chevaux anglais, et qu’éclairaient en plein les brillantes lumières de la ville. Je reconnus la voiture que j’avais donnée à Céline. Elle rentrait ; mon cœur bondit naturellement d’impatience sur la rampe de fer où je m’appuyais. La voiture s’arrêta à la porte de l’hôtel ; ma flamme (c’est le mot propre pour une inamorata d’Opéra) s’alluma. Quoique Céline fût enveloppée d’un manteau, embarras bien inutile pour une si chaude soirée de juin, je reconnus immédiatement son petit pied, qui sortit de dessous sa robe au moment où elle sauta de voiture ; penché sur le balcon, j’allais murmurer : « Mon ange, » mais d’une voix que l’amour seul eût pu entendre, lorsqu’une autre personne enveloppée également d’un manteau sortit après elle ; mais cette fois ce fut un talon éperonné qui frappa le pavé, et ce fut un chapeau d’homme qui passa sous la porte cochère de l’hôtel.

« Vous n’avez jamais senti la jalousie, n’est-ce-pas, mademoiselle Eyre ? Belle demande ! puisque vous ne connaissez pas l’amour. Vous avez à éprouver ces deux sentiments ; votre âme dort, vous n’avez pas encore reçu le choc qui doit la réveiller. Vouscroyez que toute l’existence coule sur un flot aussi paisible que celui où a glissé jusqu’ici votre jeunesse ; les yeux fermés, les oreilles bouchées, vous vous laissez bercer au courant sans voir les rochers qui montent sous l’eau et les brisants qui bouillonnent. Mais, je vous le dis et vous pouvez me croire, un jour vous arriverez aux écueils, un jour votre vie se brisera dans un tourbillon tumultueux en une bruyante écume ; alors vous volerez sur les pics des rochers comme une poussière liquide, ou bien, soulevée par une vague puissante, vous serez jetée dans un courant plus calme.

« J’aime cette journée, j’aime ce ciel d’acier, j’aime l’immobilité et la dureté de ce paysage sous cette gelée ; j’aime Thornfield, son antiquité, son isolement, ses vieux arbres, ses buissons épineux, sa façade grise et les lignes de ses fenêtres sombres qui réfléchissent ce ciel métallique ; et cependant j’en ai longtemps abhorré la seule pensée, je l’ai évité comme une maison maudite et que je déteste encore !… »

Il serra les dents et se tut ; il s’arrêta et frappa du pied le sol durci ; une pensée fatale semblait l’étreindre si fortement qu’il ne pouvait faire un pas.

Nous montions l’avenue lorsqu’il s’arrêta ainsi. Le château était devant nous ; il jeta sur les créneaux un regard comme je n’en ai jamais vu de ma vie : la douleur, la honte, la colère, l’impatience, le dégoût, la haine, semblèrent lutter un moment dans sa large prunelle dilatée sous son sourcil d’ébène. Le combat fut terrible ; mais un autre sentiment s’éleva et triompha : c’était quelque chose de dur, de cynique, de résolu et d’inflexible. Il dompta son émotion, pétrifia son attitude et poursuivit :

« Pendant que je gardais le silence, mademoiselle Eyre, je réglais un compte avec ma destinée ; elle était là, près de ce tronc de hêtre, comme une des sorcières qui apparurent à Macbeth sur la bruyère des Forres. « Vous aimez Thornfield, » me disait-elle, en levant le doigt ; et elle écrivait dans l’air un souvenir qui courait s’imprimer en hiéroglyphes lugubres sur la façade du château ; « aimez-le si vous le pouvez ! aimez-le si vous l’osez ! — Oui, je l’aimerai, répondis-je, j’ose l’aimer ! »

Et il ajouta avec emportement : « Je tiendrai ma parole, je briserai les obstacles qui m’empêchent d’être heureux et bon ; oui, bon ; je voudrais être meilleur que je n’ai été jusqu’ici, que je ne suis. De même que la baleine de Job brisa la lance et le dard, de même ce que les autres regarderaient comme des barrières de fer tombera sous ma main comme de la paille ou du bois pourri. »

À ce moment, Adèle vint se jeter dans ses jambes avec son volant.

« Éloigne-toi d’ici, enfant, s’écria-t-il durement, ou va jouer avec Sophie ! »

Puis il continua à marcher en silence. Je hasardai de le rappeler au sujet dont il s’était écarté.

« Avez-vous quitté le balcon lorsque Mlle Varens entra ? » lui demandai-je.

Je m’attendais presque à une rebuffade pour cette question intempestive ; mais, au contraire, sortant de sa rêverie, il tourna les yeux vers moi, et son front sembla s’éclaircir.

« Oh ! j’avais oublié Céline, me dit-il. Eh bien, lorsque je vis ma magicienne escortée d’un cavalier, le vieux serpent de la jalousie se glissa en sifflant sous mon gilet et en un instant m’eut percé le cœur. Il est étrange, s’écria-t-il en s’interrompant de nouveau, il est étrange que je vous choisisse pour confidente de tout ceci, jeune fille ; il est plus étrange encore que vous m’écoutiez tranquillement, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde qu’un homme tel que moi racontât l’histoire de ses maîtresses à une jeune fille simple et inexpérimentée comme vous ; mais cette dernière singularité explique la première : avec cet air grave, prudent et sage, vous avez bien la tournure d’une confidente ; d’ailleurs je sais avec quel esprit mon esprit est entré en communion ; c’est un esprit à part et sur lequel la contagion du mal ne peut rien. Heureusement je ne veux pas lui nuire, car, si je le voulais, je ne le pourrais pas ; nos conversations sont bonnes ; je ne puis pas vous souiller, et vous me purifiez. »

Après cette digression, il continua :

« Je restai sur le balcon. Ils viendront sans doute dans le boudoir, pensai-je ; préparons une embuscade. Passant ma main à travers la fenêtre ouverte, je tirai le rideau ; je laissai seulement une petite ouverture pour faire mes observations, je refermai aussi la persienne en ménageant une fente par laquelle pouvaient m’arriver les paroles étouffées des amoureux, puis je me rassis au moment où le couple entrait. Mon œil était fixé sur l’ouverture ; la femme de chambre de Céline alluma une lampe et se retira ; je vis alors les amants. Ils déposèrent leurs manteaux ; Céline m’apparut brillante de satin et de bijoux, mes dons sans doute ; son compagnon portait l’uniforme d’officier, je le reconnus : c’était le vicomte ***, jeune homme vicieux et sans cervelle que j’avais quelquefois rencontré dans le monde ; je n’avais jamais songé à le haïr, tant il me semblait méprisable. En le reconnaissant, ma jalousie cessa ; mais aussi mon amour pour Céline s’éteignit ; une femme qui pouvait me trahir pour un telrival n’était pas digne de moi, elle ne méritait que le dédain, moins que moi pourtant qui avais été sa dupe.

« Ils commencèrent à causer ; leur conversation me mit complètement à mon aise : frivole, mercenaire, sans cœur et sans esprit, elle semblait faite plutôt pour ennuyer que pour irriter. Ma carte était sur la table ; dès qu’ils la virent, ils se mirent à parler de moi, mais ni l’un ni l’autre ne possédait assez d’énergie ou d’esprit pour me travailler d’importance ; ils m’outrageaient de toutes leurs forces. Céline surtout brillait sur le chapitre de mes défauts et de mes laideurs, elle qui avait témoigné une si fervente admiration pour ce qu’elle appelait ma beauté mâle, en quoi elle différait bien de vous, qui m’avez dit à bout portant, dès notre première entrevue, que vous ne me trouviez pas beau ; ce contraste m’a frappé alors, et… »

À ce moment, Adèle accourut encore vers nous : « Monsieur, dit-elle, John vient de dire que votre intendant est arrivé et vous demande.

— Ah ! dans ce cas, il faut que j’abrège. J’ouvris la fenêtre et je m’avançai vers eux. Je libérai Céline de ma protection, je la priai de quitter l’hôtel et lui offris ma bourse pour faire face aux exigences du moment, sans me soucier de ses cris, de ses protestations, de ses convulsions, de ses prières. Je pris un rendez-vous au bois de Boulogne avec le vicomte.

« J’eus le plaisir de me battre avec lui le lendemain ; je logeai une balle dans l’un de ses pauvres bras étiolés et faibles comme l’aile d’un poulet étique, et alors je crus en avoir fini avec toute la clique ; mais malheureusement, six mois avant, Céline m’avait donné cette fillette qu’elle affirmait être ma fille : c’est possible, bien que je ne retrouve chez elle aucune preuve de ma laide paternité ; Pilote me ressemble davantage. Quelques années après notre rupture, sa mère l’abandonna et s’enfuit en Italie avec un musicien ou un chanteur. Je n’admets pas que je doive rien à Adèle, et je ne lui demande rien, car je ne suis pas son père ; mais, ayant appris son abandon, j’enlevai ce pauvre petit être aux boues de Paris et je le transportai ici, pour l’élever sainement sur le sol salubre de la campagne anglaise. Mme Fairfax a eu recours à vous pour son éducation ; mais maintenant que vous savez qu’Adèle est la fille illégitime d’une danseuse de l’Opéra, vous n’envisagerez peut-être plus de la même manière votre tâche et votre élève ; vous viendrez peut-être quelque jour à moi en me disant que vous avez trouvé une place, et que vous me priez de chercher une autre gouvernante.

— Non, monsieur ; Adèle n’est pas responsable des fautes desa mère et des vôtres ; puisqu’elle n’a pas de parents, que sa mère l’a abandonnée, et que vous, monsieur, vous la reniez, eh bien ! je m’attacherai à elle plus que jamais. Comment pourrais-je préférer l’héritier gâté d’une famille riche, qui détesterait sa gouvernante, à la pauvre orpheline qui cherche une amie dans son institutrice ?

— Oh ! si c’est là votre manière de voir… Mais il faut que je rentre maintenant, et vous aussi, car voici la nuit. »

Je restai encore quelques minutes avec Adèle et Pilote ; je courus un peu avec elle, et je jouai une partie de volant. Lorsque nous fûmes rentrées et que je lui eus retiré son chapeau et son manteau, je la pris sur mes genoux et je la laissai babiller une heure environ ; je lui permis même quelques petites libertés qu’elle aimait tant à prendre pour se faire remarquer ; car là se trahissait en elle le caractère léger que lui avait légué sa mère, et qui est si différent de l’esprit anglais. Cependant elle avait ses qualités, et j’étais disposée à apprécier au plus haut point tout ce qu’il y avait de bon en elle. Je cherchai dans ses traits et son maintien une ressemblance avec M. Rochester, mais je ne pus pas en trouver ; rien en elle n’annonçait cette parenté : j’en étais fâchée. Si seulement elle lui avait ressemblé un peu, il aurait eu meilleure opinion d’elle.

Ce ne fut qu’au moment de me coucher que je me mis à repasser dans ma mémoire l’histoire de M. Rochester. Il n’y avait rien d’extraordinaire dans le récit lui-même : la passion d’un riche gentleman pour une danseuse française, la trahison de celle-ci, étaient des faits qui devaient arriver chaque jour ; mais il y avait quelque chose d’étrange dans son émotion au moment où il s’était dit heureux d’être revenu dans son vieux château. Je réfléchis sur cet incident, mais j’y renonçai bientôt, le trouvant inexplicable, et je me mis alors à songer aux manières de M. Rochester. Le secret qu’il avait jugé à propos de me révéler semblait un dépôt confié à ma discrétion ; du moins je le regardais comme tel et je l’acceptai. Depuis quelques semaines, sa conduite envers moi était plus égale qu’autrefois, je ne paraissais plus le gêner jamais. Il avait renoncé à ses accès de froid dédain. Quand il me rencontrait, il me souriait et avait toujours un mot agréable à me dire ; quand il m’invitait à paraître devant lui, il me recevait cordialement, ce qui me prouvait que j’avais vraiment le pouvoir de l’amuser, et qu’il recherchait ces conversations du soir autant pour son plaisir que pour le mien.

Je parlais peu, mais j’avais plaisir à l’entendre ; il était communicatif ; il aimait à montrer quelques scènes du monde à unesprit qui ne connaissait rien de la vie, il ne me mettait pas sous les yeux des actes mauvais et corrompus ; mais il me parlait de choses pleines d’intérêt pour moi, parce qu’elles avaient lieu sur une échelle immense et qu’elles étaient racontées avec une singulière originalité. J’étais heureuse lorsqu’il m’initiait à tant d’idées neuves, qu’il faisait voir de nouvelles peintures à mon imagination, et qu’il révélait à mon esprit des régions inconnues ; il ne me troublait plus jamais par de désagréables allusions.

Ses manières aisées me délivrèrent bientôt de toute espèce de contrainte ; je fus attirée à lui par la franchise amicale avec laquelle il me traita. Il y avait des moments où je le considérais plutôt comme un ami que comme un maître ; cependant quelquefois encore il était impérieux, mais je voyais bien que c’était sans intention. Ce nouvel intérêt ajouté à ma vie me rendit si heureuse, si reconnaissante, que je cessai de désirer une famille ; ma destinée sembla s’élargir ; les vides de mon existence se remplirent ; ma santé s’en ressentit, mes forces augmentèrent.

Et M. Rochester était-il encore laid à mes yeux ? Non. La reconnaissance et de douces et agréables associations d’idées faisaient que je n’aimais rien tant que de voir sa figure. Sa présence dans une chambre était plus réjouissante pour moi que le feu le plus brillant ; cependant je n’avais pas oublié ses défauts ; je ne le pouvais pas, car ils apparaissaient sans cesse : il était orgueilleux, sardonique, dur pour toute espèce d’infériorité. Dans le fond de mon âme, je savais bien que sa grande bonté pour moi était balancée par une injuste sévérité pour les autres ; il était capricieux, bizarre. Plus d’une fois, lorsqu’on m’envoya pour lui faire la lecture, je le trouvai assis seul dans la bibliothèque, la tête inclinée sur ses bras croisés, et, lorsqu’il levait les yeux, j’apercevais sur ses traits une expression morose et presque méchante ; mais je crois que sa dureté, sa bizarrerie et ses fautes passées (je dis passées, car il semblait y avoir renoncé), provenaient de quelque grand malheur. Je crois que la nature lui avait donné des tendances meilleures, des principes plus élevés, des goûts plus purs que ceux qui furent développés chez lui par les circonstances et que la destinée encouragea. Je crois qu’il y avait de bons matériaux en lui, quoiqu’ils fussent souillés pour le moment ; je dois dire que j’étais affligée de son chagrin, et que j’aurais beaucoup donné pour l’adoucir.

J’avais éteint ma chandelle et je m’étais couchée ; néanmoins, je ne pouvais pas dormir, et je pensais toujours à l’expressionde sa figure au moment où il s’était arrêté dans l’avenue et où, disait-il, sa destinée l’avait défié d’être heureux à Thornfield.

« Et pourquoi ne le serait-il pas ? me demandai-je. Qu’est-ce qui l’éloigne de cette maison ? La quittera-t-il encore bientôt, Mme Fairfax m’a dit qu’il y restait rarement plus de quinze jours ; et voilà huit semaines qu’il demeure ici. S’il part, quel triste changement ! S’il s’absente pendant le printemps, l’été et l’automne, le soleil et les beaux jours ne pourront apporter aucune gaieté au château. »

Je ne sais si je m’endormis ou non ; mais tout à coup j’entendis au-dessus de ma tête un murmure vague, étrange et lugubre qui me fit tressaillir. J’aurais désiré une lumière, car la nuit était obscure, et je me sentais oppressée ; je me levai, je m’assis sur mon lit et j’écoutai ; le bruit avait cessé.

J’essayai de me rendormir ; mais mon cœur battait violemment : ma tranquillité intérieure était brisée. L’horloge de la grande salle sonna deux heures. À ce moment, il me sembla qu’une main glissait sur ma porte comme pour tâter son chemin le long du sombre corridor, « Qui est là ? » demandai-je. Personne ne répondit ; j’étais glacée de peur.

Je me dis que ce pouvait bien être Pilote qui, lorsque la cuisine se trouvait ouverte, venait souvent se coucher à la porte de M. Rochester. Moi-même je l’y avais quelquefois trouvé le matin en me levant. Cette pensée me tranquillisa un peu ; je me recouchai. Le silence calme les nerfs, et, comme je n’entendis plus aucun bruit dans la maison, je me sentis de nouveau besoin de sommeil ; mais il était écrit que je ne dormirais pas cette nuit. Au moment où un rêve allait s’approcher de moi, il s’enfuit épouvanté par un bruit assez effrayant en effet.

Je veux parler d’un rire diabolique et profond qui semblait avoir éclaté à la porte même de ma chambre. La tête de mon lit était près de la porte, et je crus un instant que le démon qui venait de manifester sa présence était couché sur mon traversin ; je me levai, je regardai autour de moi ; mais je ne pus rien voir. Le son étrange retentit de nouveau, et je compris qu’il venait du corridor. Mon premier mouvement fut d’aller fermer le verrou ; mon second, de crier : « Qui est là ? »

Quelque chose grogna ; an bout d’un instant j’entendis des pas se diriger du corridor vers l’escalier du troisième, dont la porte fut bientôt ouverte et refermée ; puis tout rentra dans le silence.

« Est-ce Grace Poole ? Est-elle possédée ? me demandai-je.Impossible de rester seule plus longtemps, il faut que j’aille trouver Mme Fairfax. »

Je mis une robe et un châle, je tirai le verrou et j’ouvris la porte en tremblant.

Il y avait une chandelle allumée dans le corridor. Je fus étonnée, mais ma surprise augmenta bien davantage lorsque je m’aperçus que l’air était lourd et rempli de fumée ; je regardais autour de moi pour comprendre d’où cela pouvait venir, quand je sentis une odeur de brûlé.

J’entendis craquer une porte ; c’était celle de M. Rochester, et c’était de là que sortait un nuage de fumée. Je ne pensais plus à Mme Fairfax, ni à Grace Poole, ni au rire étrange. En un instant je fus dans la chambre de M. Rochester ; les rideaux étaient en feu, et M. Rochester profondément endormi au milieu de la flamme et de la fumée.

« Réveillez-vous ! » lui criai-je en le secouant.

Il marmotta quelque chose et se retourna ; la fumée l’avait à moitié suffoqué, il n’y avait pas un moment à perdre ; le feu venait de se communiquer aux draps. Je courus à son pot à l’eau et à son aiguière ; heureusement que l’une était large, l’autre profond, et que tous deux étaient pleins d’eau ; j’inondai le lit et celui qui l’occupait, puis j’allai dans ma chambre chercher d’autre eau ; enfin je parvins à éteindre le feu.

Le sifflement des flammes mourantes, le bruit que fit mon pot à l’eau en s’échappant de mes mains et en tombant à terre, et surtout la fraîcheur de l’eau que j’avais si libéralement répandue, finirent par réveiller M. Rochester ; bien qu’il fît très sombre, je m’en aperçus en l’entendant fulminer de terribles anathèmes lorsqu’il se trouva couché dans une mare.

« Y a-t-il une inondation ? s’écria-t-il.

— Non, monsieur, répondis-je ; mais il y a eu un incendie. Levez-vous ; vous êtes sauvé ; maintenant je vais aller vous chercher une lumière.

— Au nom de toutes les fées de la chrétienté, est-ce vous, Jane Eyre ? demanda-t-il ; que m’avez-vous donc fait, petite sorcière ? qui est venu dans cette chambre avec vous ? avez-vous juré de me noyer ?

— Je vais aller vous chercher une lumière, monsieur ; mais, au nom du ciel, levez-vous ; quelqu’un en veut à votre vie, vous ne pouvez pas trop vous hâter de découvrir qui.

— Me voilà levé ; attendez une minute que je trouve des vêtements secs, si toutefois il y en a encore. Ah ! voilà ma robe de chambre ; maintenant courez chercher une lumière. »

Je partis, et je rapportai la chandelle qui était restée dans le corridor ; il me la prit des mains et examina le lit noirci par la flamme, ainsi que les draps et le tapis couvert d’eau.

« Qui a fait cela ? » demanda-t-il.

Je lui racontai brièvement ce que je savais ; je lui parlai du rire étrange, des pas que j’avais entendus se diriger vers le troisième, de la fumée et de l’odeur qui m’avaient conduite à sa chambre, de l’état dans lequel je l’avais trouvé ; enfin, je lui dis que pour éteindre le feu j’avais jeté sur lui toute l’eau que j’avais pu trouver.

Il m’écouta sérieusement ; sa figure exprimait plus de tristesse que d’étonnement ; il resta quelque temps sans parler.

« Voulez-vous que j’avertisse Mme Fairfax ? demandai-je.

— Mme Fairfax ? Non, pourquoi diable l’appeler ? Que ferait-elle ? Laissez-la dormir tranquille.

— Alors je vais aller éveiller Leah, John et sa femme.

— Non, restez ici ; vous avez un châle. Si vous n’avez pas assez chaud, enveloppez-vous dans mon manteau et asseyez-vous sur ce fauteuil ; maintenant mettez vos pieds sur ce tabouret, afin de ne pas les mouiller ; je vais prendre la chandelle et vous laisser quelques instants. Restez ici jusqu’à mon retour ; soyez aussi tranquille qu’une souris ; il faut que j’aille visiter le troisième ; mais surtout ne bougez pas et n’appelez personne. »

Il partit, et je suivis quelque temps la lumière ; il traversa le corridor, ouvrit la porte de l’escalier aussi doucement que possible, la referma, et tout rentra dans l’obscurité. J’écoutai, mais je n’entendis rien. Il y avait déjà longtemps qu’il était parti ; j’étais fatiguée et j’avais froid, malgré le manteau qui me couvrait ; je ne voyais pas la nécessité de rester, puisqu’il était inutile d’aller réveiller personne. J’allais risquer d’encourir le mécontentement de M. Rochester en désobéissant à ses ordres, lorsque j’aperçus la lumière et que j’entendis ses pas le long du corridor. « J’espère que c’est lui, » pensai-je.

Il entra pâle et sombre.

« J’ai tout découvert, dit-il, en posant sa lumière sur la table de toilette ; c’était bien ce que je pensais.

— Comment, monsieur ? »

Il ne répondit pas ; mais, croisant les bras, il regarda quelque temps à terre ; enfin, au bout de plusieurs minutes, il me dit d’un ton étrange :

« Avez-vous vu quelque chose au moment où vous avez ouvert la porte de votre chambre ?

— Non, monsieur, rien que le chandelier.

— Mais vous avez entendu un rire singulier ; ne l’aviez-vous pas déjà entendu, ou du moins quelque chose qui y ressemble ?

— Oui, monsieur, il y a ici une femme appelée Grace Poole, qui rit de cette manière ; c’est une étrange créature.

— Oui, Grace Poole ; vous avez deviné ; elle est étrange, comme vous le dites. Je réfléchirai sur ce qui vient de se passer ; en attendant, je suis content que vous et moi soyons seuls à connaître les détails de cette affaire. N’en parlez jamais ; j’expliquerai tout ceci, ajouta-t-il en indiquant le lit. Retournez dans votre chambre ; quant à moi, le divan de la bibliothèque me suffira pour le reste de la nuit. Il est quatre heures ; dans deux heures les domestiques seront levés.

— Alors, bonsoir, monsieur, » dis-je en me levant.

Il sembla surpris, bien que lui-même m’eût dit de partir.

« Quoi ! s’écria-t-il, vous me quittez déjà, et de cette manière ?

— Vous m’avez dit que je le pouvais, monsieur.

— Mais pas ainsi, sans prendre congé, sans me dire un seul mot, et de cette manière sèche et brève. Vous m’avez sauvé la vie ; vous m’avez arraché à une mort horrible, et vous me quittez comme si nous étions étrangers l’un à l’autre ; donnez-moi au moins une poignée de main. »

Il me tendit sa main ; je lui donnai la mienne, qu’il prit d’abord dans une de ses mains, puis dans toutes les deux.

« Vous m’avez sauvé la vie, et je suis heureux d’avoir contracté envers vous cette dette immense ; je ne puis rien dire de plus. J’aurais souffert d’avoir une telle obligation envers toute autre créature vivante ; mais envers vous, c’est différent. Ce que vous avez fait pour moi ne me pèse pas, Jane. »

Il s’arrêta et me regarda ; les paroles tremblaient sur ses lèvres, et sa voix était émue.

« Encore une fois, bonsoir, monsieur ; mais il n’y a ici ni dette, ni obligation, ni fardeau.

— Je savais, continua-t-il, qu’un jour ou l’autre vous me feriez du bien ; je l’ai vu dans vos yeux la première fois que je vous ai regardée. Ce n’est pas sans cause que leur expression et leur sourire… » Il s’arrêta, puis continua rapidement : « me firent du bien jusqu’au plus profond de mon cœur. Le peuple parle de sympathies naturelles et de bons génies ; il y a du vrai dans les fables les plus bizarres. Ma protectrice chérie, bonsoir ! »

Sa voix avait une étrange énergie, et ses yeux brillaient d’une flamme singulière.

« Je suis heureuse de m’être trouvée éveillée, dis-je en me retirant.

— Comment ! vous partez !

— J’ai froid, monsieur.

— C’est vrai, et vous êtes là dans l’eau ; allez, Jane, allez ! »

Mais il tenait toujours ma main, et je ne pouvais partir. Je pris un expédient.

« Il me semble, monsieur, dis-je, que j’entends remuer Mme Fairfax.

— Alors, quittez-moi. » Il lâcha ma main et je partis.

Je regagnai mon lit, mais sans songer à dormir. Le matin arriva au moment où je me sentais emportée sur une mer houleuse dont les vagues troublées se mélangeaient aux ondes joyeuses ; il me semblait voir au delà de ces eaux furieuses un rivage doux comme les montagnes de Beulah. De temps en temps une brise rafraîchissante éveillée par l’espoir me soutenait et me menait triomphalement au but ; mais je ne pouvais pas l’atteindre, même en imagination. Un vent contraire m’écartait de la terre et me repoussait au milieu des vagues. En vain mon bon sens voulait résister à mon délire, ma sagesse à ma passion ; trop fiévreuse pour m’endormir, je me levai aussitôt que je vis poindre le jour.